Uniris, sharding et transaction chains, la blockchain passe au niveau suivant

Pourquoi Uniris et non pas une autre blockchain ? 

Lorsque le projet Uniris a vu le jour, l’équipe s’est demandée comment  “proposer un produit innovant et unique”. Ils sont donc partis  d’une idée très simple “et si nous hébergions notre propre site web sur notre blockchain ?”. Aussitôt dit, presque aussitôt fait, le site web du projet se retrouve hébergé sur sa propre blockchain, donnant ainsi naissance à un site web décentralisé.

Mais pourquoi donc décentraliser un site web ? Tout simplement pour éviter que celui-ci ne soit fermé du jour au lendemain par votre hébergeur en cas de censure ou de simple désaccord quant aux contenus que vous partagez. Si la possibilité  d’éviter la censure grâce à la décentralisation est permise avec la technologie blockchain n’est pas nouvelle, elle atteint le niveau supérieur grâce à Uniris.

En effet, les plus connaisseurs d’entre vous en entendant les mots “site web décentralisés” ou “fichier décentralisés” penseront respectivement à la solution IPFS, ainsi qu’à Sia et Storj.

Mais alors quelle est la différence ? Eh bien, si IPFS (pour InterPlanetary File System) est la solution la plus connue pour héberger son site web version décentralisée, il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit pas là d’une solution fonctionnant sur une blockchain ! Ainsi bien qu’utilisée par des blockchains, IPFS n’est pas une solution blockchain au sens strict du terme. 

Concernant Sia et Storj, ceux-ci permettent certes de stocker des fichiers.. mais pas un site web.

Uniris grâce à sa solution unique permet de stocker directement différents  types de contenus tels qu’un site web, tout en garantissant une sécurité et une scalabilité maximale. Quid de la consommation énergétique ? Eh bien … Celle-ci est quasiment inexistante. Retour sur un nouveau type d’architecture.

Le Sharding, la solution à la scalabilité 

Nous ne vous apprendrons rien si nous vous disons que dans une blockchain, l’information est distribuée  à tous les nœuds du réseau. Ainsi chaque nœud possède une copie de l’information, augmentant certes sa sécurité , mais réduisant la vitesse (scalabilité du système). Pourquoi ? Car la majorité des nœuds doivent s’accorder pour « affirmer » une information. Pour illustrer, vous conviendrez certainement que  si l’on pose une question à 100 personnes, il sera plus rapide d’obtenir la réponse de 51 % d’entre elles, que si nous posons la même question à 10 000 personnes.

Uniris pour accélérer la vitesse de validation des informations, utilise la technique dite  du sharding. En d’autres termes, voici la question que s’est posée l’équipe : “ces 10 000 personnes ont-elles nécessairement besoin de répondre à cette question ? Ne pouvons nous pas la poser à seulement 100 d’entre elles, qui feront acte de foi ? “

Le fait que seulement quelques nœuds, (ici nos 100 personnes de l’échantillon) aient connaissance de l’information et la valide, permet donc d’accélérer la vitesse opérationnelle du réseau. 

Les transaction chains, LA nouveauté d’Uniris

Bon, ne me jetez pas de pierre, mais … dans une blockchain il y a … des blocs et .. une chaine qui les relient. Dans ces blocs se trouvent des transactions, de diverses natures. Jusque-là nous sommes d’accord ? Parfait alors continuons ! Ces blockchains disposent d’un temps de création des blocs et de validation des transactions spécifiques. 

Là aussi Uniris a décidé de changer les choses en proposant non pas d’avoir des blocs  liés entre eux  mais seulement  des transactions ! Ainsi, chaque type de transactions se retrouvent regroupés dans une chaîne de nature différente, permettant de paralléliser les validations. Résultat: la scalabilité est encore améliorée !  

Cette nouveauté permet également de faciliter les dons à ceux qui font de l’espace Open Source ce qu’il est. Une image libre de droit hébergée sur le réseau vous plait ? Il vous suffit simplement d’envoyer de l’argent vers son adresse pour lui montrer votre amour.

Niveau sécurité, Uniris a mis le paquet grâce à la “Distribution Hypergéométrique”. Un procédé au nom barbare et dont la formule mathématique l’est tout autant.

Distribution hypergeométrique
Une formule complexe…

Pour simplifier, ce nouveau type de procédé permet de supporter un risque de 10^-9 ainsi même si 90 % des membres du réseau venaient à être corrompus, le réseau continuerait à fonctionner normalement. Pour Uniris, un réseau ne devrait pas être compromis si 51 % du réseau est détourné ! Une telle sécurité est d’après les dires de l’équipe supérieure aux solutions actuellement disponibles dans les secteurs militaire et aérospatial. Une telle mutation de l’architecture engendre forcément un changement au niveau des smart contracts.

Un nouveau type de Smart Contracts 

En plus d’améliorer la transparence des transactions grâce à un modèle UTXO (Unspent transaction output), Uniris vous permet surtout de mettre à jour ses smart contracts ! Oui vous avez bien lu, des smart contracts que l’on peut mettre à jour ! 

Afin de faciliter l’adoption, ces smart contracts ne sont d’ailleurs pas rédigés dans un langage virtuel compilé (Solidity) mais dans un langage interprété. Ici aussi, une telle démarche améliore la transparence. En effet, dans un code compilé, les nœuds n’ont pas ex ante conscience  du code qu’ils exécutent, contrairement à un langage interprété où celui-ci est exécuté étape par étape. Il est donc plus facile d’anticiper les problèmes et de corriger ceux-ci au besoin.

Uniris est conscient que l’adoption de masse n’aura jamais lieu si des solutions faciles ne sont pas implémentables  sur leur réseau. C’est dans ce sens, que l’équipe développe des outils graphiques pour permettre à des gens qui n’ont aucune connaissance de mettre en place des smart contracts. Rendez-vous en juin 2021 pour le lancement du mainnet de ce projet français qui en a sous la pédale.

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