Société Générale s’essaye à la DeFi avec un prêt en DAI sur Ethereum

La filiale blockchain de la Société Générale, Forge, veut lancer une expérimentation sur la DeFi. Son choix se porte pour cela sur MakerDAO.

Finance traditionnelle et DeFi, deux mondes irréconciliables ? Certainement pas. D’une part, de grandes banques internationales proposent désormais à leurs clients des investissements en cryptomonnaies.

Mais d’autres parts, des expérimentations sont menées, notamment en Europe, autour de blockchains publiques. C’est le cas par exemple de la Société Générale avec la blockchain Ethereum. Sa filiale Forge émettait des security tokens sur Ethereum.

Une institution bancaire partenaire de MakerDAO ?

Ce n’était qu’une première étape cependant. Forge souhaite à présent explorer plus profondément les mécanismes de la finance décentralisée. Et pour ces débuts, l’entité régulée choisit un pionnier de la DeFi, à savoir MakerDAO.

Cette proposition est à présent soumisse à la gouvernance de la communauté. La Société Générale propose la soumission de jetons d’obligations comme garantie d’un prêt en stablecoin DAI. L’intitulé : « Refinancement de Security Tokens ».

C’est une grande première pour une banque de cette envergure. Mais c’est aussi la première collaboration majeure entre une banque traditionnelle et le protocole DAI – qui reste à confirmer cependant.

Sa concrétisation ouvrirait la porte à une intégration plus étroite entre finance traditionnelle, finance numérique et blockchain. Rappelons toutefois que l’initiative de Forge s’inscrit dans le cadre d’expérimentations.

Un prêt de 20 millions de $ en DAI

Forge propose donc un prêt avec collatéral pour un montant qui pourrait atteindre jusqu’à 20 millions de dollars en DAI. Comme le précise l’entreprise, il s’agirait d’un premier pilote ou cas d’usage. Celui-ci vise à refinancer les tokens OTH appartenant à la Société Générale.

Mais c’est aussi un test pour le cadre légal français. La transaction vise donc également à « façonner et à promouvoir une expérience dans le cadre juridique français ». Autre but visé : valoriser « un service rentable et favoriser la liquidité des obligations numériques. »

Techniquement et juridiquement, l’opération s’annonce cependant complexe, comme en témoigne le workflow présenté par Forge. Pas moins de six entités distinctes seraient impliquées dans le processus. Et surtout, il demande la participation d’un réseau décentralisé fondé sur la gouvernance.

La communauté MakerDAO répondra-t-elle présente ? L’intérêt n’est en tout cas pas financier – à ce stade. En effet, « les frais de stabilité seront proches du taux d’intérêt payé dans le cadre des obligations sécurisées classiques. » La contrepartie : l’accès à un type d’actifs de garantie [collatéral] non volatil.

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