Quand un milliardaire Novégien explique à ses actionnaires pourquoi il investit 500 millions $ sur le Bitcoin

Voici la lettre que j’aurai voulu lire quand j’ai découvert le Bitcoin. Il s’agit d’une lettre à l’attention des actionnaires envoyée par Kjell Inge Røkke, un des hommes les plus riches de Norvège et qui dirige le conglomérat pétrolier Aker (180 ans, 22 milliards) . Il y explique sa décision d’allouer 500 millions $ à Seetee, une division dédiée au Bitcoin et son écosystème.

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Pour ceux qui n’ont pas la chance de parler anglais, nous avons traduit les passages les plus intéressants, et il y en a beaucoup. Cette lettre sous forme de récit mérite d’être lue en entier pour ceux qui le peuvent.

Chers actionnaires,

[…]

« Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que je suis conscient que le bitcoin est souvent critiqué pour un certain nombre de problèmes, notamment sa consommation d’électricité, son incapacité à traiter beaucoup de transactions et le fait qu’il puisse faciliter les paiements anonymes illégaux.

[…]

La stratégie de Seetee est triple. Premièrement, nous allons utiliser le bitcoin comme actif de trésorerie (1750 BTC). En langage bitcoin, nous serons des hodlers. Nous ne serons peut-être pas aussi rebelles que les cypherpunks qui ont inventé le bitcoin, mais beaucoup plus progressiste que la plupart des entreprises établies.

Deuxièmement, Seetee établira des opérations de mining qui permettront de transformer l’électricité issue de source d’énergies gaspillées ou intermittentes (éolienne, solaire, hydroélectrique) en actifs économiques pouvant être utilisés partout. Le bitcoin est, à nos yeux, une batterie économique d’équilibrage. Et les batteries sont essentielles à la transition énergétique nécessaire pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Notre ambition est d’être un partenaire précieux dans les nouveaux projets d’énergie renouvelable.

Troisièmement, nous construirons et investirons dans des projets et des entreprises de l’écosystème Bitcoin. C’est là que se trouve notre véritable passion ! Notre terrain de jeu est celui des cas d’application à l’échelle industrielle. Je m’intéresse particulièrement aux micropaiements et à la manière dont ils peuvent nous permettre d’éviter que les noms d’utilisateurs, les mots de passe, et que nos données personnelles soient monétisées avec, et souvent sans, notre connaissance ou notre consentement.

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Nos connaissances collectives ont été tirées de l’abondant et brillant travail fourni par d’autres. Parmi eux figurent Saifedean Ammous, Andreas Antonopolous, Adam Back, Nic Carter, Christopher Cole, Ray Dalio, Michael Green, Hugh Hendry, Reid Hoffman, Lacy Hunt, Jack Mallers, Raoul Pal, Chamath Palihapitiya, Anthony Pompliano, Pierre Rochard, Michael Saylor, Elisabeth Stark, Erik Townsend et Grant Williams.

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Internet a donné à beaucoup d’entre nous un accès instantané à l’information. Mais cette information n’a de valeur que si nous pouvons laisser notre curiosité naviguer sur des contenus non recommandés par les algorithmes (de Google, Twitter, Facebook, etc…). On ne peut remettre en question les idées préconçues que si l’on est prêt à sortir de sa zone de confort. Le bitcoin nous a incités à remettre en question notre compréhension de ce qu’est la monnaie. Après avoir observé le discours autour des crypto-monnaies un certain temps, nous avons décidé de nous adresser aux ingénieurs s’étant donné pour mission de modifier le fonctionnement de la monnaie depuis maintenant plus de vingt ans. Je vous annonce avec fierté que Seetee est désormais en partenariat avec Blockstream, un leader mondial de la technologie Bitcoin/blockchain. La direction de Blockstream comprend Adam Back, l’inventeur d’Hashcash, un précurseur de Bitcoin en 1997. Avec Blockstream comme partenaire, nous sommes convaincus de pouvoir fait notre trou dans le secteur.

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Le risque n’est pas un concept évident. Ce qui est généralement considéré comme risqué l’est rarement (requin). Et vice versa. Nous avons l’habitude de penser que l’argent papier est sans risque. Mais ce n’est pas le cas. Il est implicitement taxé par un petit taux d’inflation chaque année. Un petit taux qui devient gargantuesque à long terme. Les banquiers centraux se sont mis d’accord pour viser un taux magique d’inflation de 2 %, ce qui implique qu’un tiers du pouvoir d’achat disparaît tous les vingt ans. C’est un impôt invisible. Si l’inflation était de trois pour cent, c’est près de la moitié de votre argent qui aura disparu au cours de cette période. Vous devriez vous demander pourquoi 2 %, et pas 1 % ou 3 % ? La Réserve fédérale a récemment déclaré qu’elle visait un taux moyen de 2 % à terme, ce qui implique qu’elle permettra à l’inflation de dépasser l’objectif pendant quelques années. Pourquoi ? Parce que l’inflation est attendue comme le messie par ceux qui ont de grandes dettes. Et les États-Unis sont le plus grand débiteur du monde.

[Nous ouvrons une parenthèse pour préciser pourquoi les États aiment l’inflation. Cela tient en trois petites informations. 1/ La majorité des recettes de l’État proviennent de la TVA 2/ La TVA est un taux fixe sur tout ce qui est vendu 3/ Plus les prix montent, plus l’État engrange de recettes alors que sa dette n’a pas changé CQFD L’inflation est un impôt déguisé permettant de rembourser la dette en spoliant notre pouvoir d’achat. C’est simple comme bonjour l’économie…]

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Une façon de démontrer cet effet inflationniste est de donner les prix immobiliers en or. L’indice Schiller Case des prix des logements est la principale mesure des prix de l’immobilier résidentiel aux États-Unis. Or, mesuré en or, le prix des maisons aux États-Unis est parmi les plus bas des cent dernières années. […] Les appartements situés dans le quartier le plus riche d’Oslo sont 35 % moins chers aujourd’hui qu’en 2004 s’ils sont évalués en or.

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Il y a de nombreux avantages à diversifier ses investissements dans différents secteurs d’activité. Mais en cas de crise, la valeur de toutes les entreprises baisse. Nous l’avons bien vu en mars de l’année dernière. Les investisseurs utilisent donc les obligations d’État pour diversifier leurs portefeuilles. L’ensemble du fonds souverain Norvégien est conçu de cette manière et cela a bien fonctionné dans l’histoire récente. Mais que se passe-t-il si les actions et les obligations chutent simultanément, ce qu’elles ont fait pendant de longues périodes par le passé ? Avant que la Réserve fédérale n’intervienne avec des mesures sans précédent, c’est ce qui était sur le point de se produire il y a un an. Et cela se produira probablement à nouveau. Et que se passera-t-il si les banques centrales ne peuvent pas arrêter la chute ? Qu’arrive-t-il au système monétaire international si les gens commencent à remettre en question la stabilité de la monnaie de réserve ? Encore une fois, cela s’est produit à maintes reprises dans l’histoire.

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Le bitcoin peut encore tomber à zéro. Mais il peut aussi devenir les fondations d’une nouvelle architecture monétaire. Dans ce cas, un bitcoin pourrait valoir des millions de dollars. Cette asymétrie est intéressante pour un portefeuille d’investissement. Les personnes qui en savent le plus sur le bitcoin pensent que son succès est presque inévitable. Alors que l’autre camp pense que son échec est tout aussi certain. Le statu quo n’est pas possible…

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L’argent est une invention humaine, une convention sociale qui fonctionne parce que nous y croyons collectivement. En fait, le terme « monnaie fiat » est dérivé du mot latin “fiat”, qui signifie “un acte de volonté qui crée quelque chose sans autre effort”. C’est un décret. De toutes les tentatives précédentes de crypto-monnaies – et il y en a eu beaucoup – le bitcoin est celui qui a réussi. Au début, il valait zéro virgule zéro avec autant de zéros que vous voulez. Mais plus les gens y croient, plus sa valeur augmente. C’est un effet de réseau classique. Oui, le bitcoin consomme de l’électricité. Et il la paie au prix du marché local. Mais nous pensons que Bitcoin va permettre des applications pouvant créer énormément de valeur. Si tel est le cas, il sera ancré dans le tissu social et ne pourra pas tomber à zéro puisqu’il est immunisé contre les forces politiques qui détruisent les monnaie fiat. Si ce scénario s’impose, nous pourrions cesser de regarder le prix du bitcoin pour regarder le prix du satoshi (un bitcoin correspond à cent millions de satoshi). Si nos téléphones sont remplis d’applications fonctionnant avec le Bitcoin d’ici cinq ans, la valeur du réseau est un Stairway to Heaven. »

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Pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris, nous devons considérablement accroître l’électrification de la société, ce qui entraînera une augmentation de la demande d’énergie distribuée sous forme électrique. Mais cette électricité doit provenir de sources renouvelables. L’éolien et le solaire sont aujourd’hui assez bon marché. Mais ces sources d’énergie sont intermittentes, ce qui signifie qu’elles fonctionnent seulement si le vent souffle et que le soleil brille. Pour transformer cette électricité en une énergie de base qui peut être fournie à tout moment, nous avons un besoin énorme de batteries sous toutes leurs formes.

Les batteries sont la pièce manquante pour permettre la transition énergétique. Rappelez-vous, un litre d’essence contient l’équivalent d’un peu moins de 10 kWh d’énergie. Mais moins de 30 % de cette énergie peut être utilisée pour faire avancer un véhicule à cause de la perte d’énergie (sous forme de chaleur) dans un moteur à combustion. Quel que soit l’endroit où vous vivez, je parie que le prix du kWh d’énergie utile dans l’essence est extrêmement élevé par rapport à l’électricité. Vous n’achetez pas de l’essence parce que vous voulez l’énergie la moins chère. Vous l’achetez parce que c’est une excellente batterie : Exxon (compagnie pétrolière) est de ce point de vue une entreprise de batteries.

Le réseau consomme de l’énergie pour assurer sa sécurité. Rappelez-vous, les banques sont des lieux de dépôt assermentés par le gouvernement auquel nous payons des frais pour avoir confiance. Bitcoin a résolu ce problème en permettant à deux parties d’effectuer des transactions sans se connaître et sans se faire confiance, contournant ainsi le besoin d’une tierce partie comme une banque. Mais ce mécanisme nécessite de l’électricité. C’est là qu’interviennent les “mineurs”. Un mineur utilise de l’électricité et se voit rémunéré en bitcoins pour son travail. La rentabilité exige d’utiliser l’énergie la moins chère et donc, par définition, l’électricité qui n’a pas de meilleur usage économique. Le bitcoin agit alors comme une batterie économique. De l’énergie ayant peu de valeur au niveau local (surplus inutilisés), est transformée en un actif économique qui peut être utilisé dans le monde entier. La demande extrêmement flexible des mineurs peut optimiser l’offre et la demande locales d’électricité, ce qui peut permettra d’accélérer la transition énergétique en améliorant la rentabilité des nouveaux projets d’énergie renouvelable.

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La consommation d’électricité du bitcoin doit être analysée en fonction des scénarios envisageables pour le réseau. Une grande volatilité est naturelle lorsque les participants au marché essaient de prévoir si le bitcoin est (i) une bulle spéculative qui implosera et n’aura plus aucune valeur, (ii) un actif numérique rare qui pourrait remplacer l’or comme réserve de valeur, ou (iii) une architecture monétaire qui servira de couche centrale de confiance et de vérification pour de nombreux types de transactions.

Si vous souscrivez au récit de la bulle, vous pouvez être tranquille en sachant que la consommation électrique du bitcoin reviendra à zéro dans un avenir proche. Les mineurs ne dépenseront pas d’énergie si leurs récompenses en bitcoins sont rendues sans valeur. Si c’est votre point de vue, la discussion est sans objet.

Et si le bitcoin remplaçait l’or comme classe d’actifs pour la diversification des portefeuilles et comme réserve de valeur ? Ce n’est pas notre prédiction. Des milliers d’années d’histoire en tant que monnaie saine signifient que l’or restera probablement attrayant. Mais la rareté du bitcoin serait suffisante. Et que le prix environnemental serait beaucoup plus bas. La production actuelle d’or est d’environ 3 000 tonnes par an, contre un stock d’environ 200 000 tonnes, soit tout l’or qui a été produit au cours de l’histoire. […] L’émission de CO2 pour la production d’or est estimée à plus de 100 millions de tonnes par an. Les estimations varient, mais des études récentes situent celles de Bitcoin autour de 30 millions de tonnes par an. Cela représente moins d’un tiers des émissions de CO2 de l’or. Et avec l’augmentation des énergies renouvelables, l’intensité des émissions de CO2 du bitcoin devrait diminuer de manière significative.

Il reste le scénario le plus optimiste pour le bitcoin. Celui qui nous excite le plus est l’utilisation du bitcoin pour construire un écosystème d’applications. Nous explorons déjà les produits Liquid et Elements de Blockstream pour des applications industrielles : Forex, gestion de trésorerie, règlement des transactions. Et ce ne sont là que les applications les plus évidentes. Le potentiel plus large ? L’accès économique aux personnes non bancarisées grâce à des services d’épargne, de dépense et de prêt. Les micropaiements. La propriété des données privées. […] Nous ne pouvons évidemment pas savoir comment tout cela va se dérouler. De nombreuses technologies seront en concurrence pour résoudre ces problèmes. Mais nous savons que de nombreuses applications sont trop importantes pour laisser la vérification à des systèmes centralisés appartenant à une société ou contrôlés par un seul pays.

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Le protocole du bitcoin est conçu pour réduire de moitié les récompenses tous les quatre ans environ. Les mineurs ne dépenseront de l’électricité que si cela reste rentable. 18,6 millions de bitcoins sur un maximum de 21 millions ont déjà été minés. Ainsi, à la fin de cette année, 90 % des bitcoins existeront déjà. Les neuf dixièmes de l’infrastructure sont en place. Comme la récompense par bloc diminue considérablement au fil du temps, les mineurs seront incités à dépenser moins d’électricité, toutes choses égales par ailleurs. Si bien qu’il faut que les frais de transaction, ou alors le prix du bitcoin, doivent augmenter de manière substantielle pour compenser les mineurs. Étant donné que la récompense par bloc s’approchera de zéro, les frais sont le seul mécanisme de compensation viable à long terme. […] Des milliards de transactions plus petites devraient pouvoir être exécutées avec une sécurité acceptable sur des couches (layers) secondaires adossées à la blockchain du bitcoin. […] Même en négligeant complètement le fait que le bitcoin agisse comme une batterie économique susceptible d’améliorer l’économie des projets renouvelables pour accélérer leur développement, nous ne voyons pas de problème à long terme lié à la consommation d’électricité de Bitcoin.

Bref, Si c’est une bulle, elle meurt et ne consomme rien. Si c’est de l’or numérique, il est plus efficace et émettra beaucoup moins que l’actif qu’il perturbe. Et s’il s’agit d’une véritable histoire à succès, c’est en raison de la demande d’applications véritablement créatrices de valeur qui définissent notre avenir et devraient valoir l’électricité.

Bien, mais comment cela va-t-il évoluer ?

Si bitcoin est une bulle, la consommation d’électricité sera bientôt nulle. Si c’est de l’or numérique, il est plus efficace et émettra beaucoup moins de CO2 que l’actif qu’il perturbe. Et si c’est un véritable succès, ce sera en raison de la demande d’applications véritablement créatrices de valeur qui définissent notre avenir et devraient valoir l’électricité consommée. […] Satoshi Nakamoto a préféré privilégier la sécurité plutôt que le débit de transactions. Bitcoin ne fait pas de compromis. Garantir sa sécurité l’oblige d’être décentralisé. C’est un inconvénient car il est évidemment plus facile de maintenir une seule base de données centrale que d’avoir de nombreuses copies devant se synchroniser en permanence. Une transaction en bitcoins prend environ dix minutes à confirmer et la capacité nominale est d’environ sept transactions par seconde. C’est à peine suffisant pour faire face aux volumes de transactions actuelles. »

[…]

Le Lightning Network est construit par-dessus le bitcoin afin de le faire évoluer. Les transactions sont effectuées dans des canaux bilatéraux qui se connectent en réseau. Chaque canal est ancré à la chaîne principale de Bitcoin à l’aide d’une seule transaction. Les transactions Lightning s’effectuent en quelques millisecondes et peuvent traiter des millions de transactions par seconde en consommant très peu d’électricité.

[…]

À titre personnel, je suis souvent frustré de devoir donner des noms d’utilisateurs, des mots de passe, des lieux, des détails de cartes de crédit et d’autres informations pour lire des journaux ou regarder des films. Je suis fasciné par la perspective des wallets Lightning en bitcoin qui pourraient permettre un crédit instantané via des micropaiements sans qu’il soit nécessaire d’offrir des informations personnelles pouvant être monétisées sans approbation ni compensation.

[…]

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants du monde entier ont convenu que toutes les monnaies pourraient être échangées à un taux fixe contre des dollars américains. Et que les dollars seraient remboursables contre un certain poids d’or. Le dollar est devenu la monnaie de réserve mondiale, remplaçant la livre sterling britannique, qui avait autrefois remplacé la livre française. Pendant 6 000 ans, l’or avait été la réserve de valeur la plus fiable. Comme nous l’avons vu pour l’immobilier, le prix de divers biens et services ne varie pas autant lorsqu’il est mesuré en or que lorsqu’il est mesuré en monnaie fiat. Lorsque Nixon a abandonné l’étalon-or en 1971, beaucoup de choses ont changé d’un point de vue fondamental. Les taux d’intérêt ont d’abord grimpé en flèche, puis ont baissé, provoquant un marché haussier perpétuel de quarante ans pour les obligations d’État. Les États-Unis ont accumulé une dette importante sans parler des retraites qui devront être payées et qui représentent des sommes considérables. Les défis mondiaux ne manquent pas non plus : augmentation des inégalités, changement climatique. L’accroissement de la dette est probablement la seule source de financement de ces crises. Comme l’a dit le célèbre Warren Buffet : “la dette américaine ne sera pas remboursée, elle sera refinancée”. Le dénouement est clair. Les obligations vont partir en fumée. L’or survit aux incendies obligataires. On ne peut pas en créer davantage pour en dégonfler la valeur (rare), il n’est pas périssable et peut résister au temps et à l’usage (durable), il peut facilement être stocké et transporté (portable), la valeur de tout article en or peut facilement être reliée à une autre indépendamment de la forme (fongible), et il peut être divisé en plus petites quantités et réassemblé sans perte (divisible). Le bitcoin est de l’or, mais en mieux.

[…]

Dans tous les cas, nous devons nous attendre à beaucoup de volatilité. Mais nous nous en moquons, car nous croyons en la fonctionnalité à long terme.

[…]

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Aker est la première grande entreprise Scandinave à allouer des capitaux au bitcoin. Nous ne prétendons pas tout savoir sur le sujet. Et au fur et à mesure que nous apprenons quelque chose, nous nous rendons compte que le concept d’argent est, par essence, en quelque sorte inconnaissable et en constante évolution. Niels Bohr, le prix Nobel danois qui a contribué de manière significative à notre compréhension de la structure atomique, a dit un jour à propos de la mécanique quantique : “Si vous pensez la comprendre, cela montre seulement que vous n’en savez pas la moindre chose”. Il en va peut-être de même pour l’argent. Mais nous sommes impatients d’en savoir plus et nous sommes vraiment enthousiastes à l’idée de faire partie d’une communauté qui regorge de talents. D’intelligence. De créativité. D’ambition. De jeunesse. »

FIN de citation. Et pour terminer, notons que Kjetel Digre cite un livre dans sa lettre : The Age of Surveillance Capitalism, de Shoshana Zuboff. Nous l’avons lu et vous recommandons aussi chaudement sa lecture.

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