Mining et Bitcoin (BTC), la révolution de la fracture hydraulique

La forte consommation en énergie électrique du bitcoin notamment le mining, constitue depuis toujours l’une des critiques les plus vives à l’endroit de la cryptomonnaie. Alors que plusieurs voix en appellent à une utilisation plus responsable de l’électricité, une alternative pourrait bientôt faire le bonheur de l’industrie du minage. Celle-ci provient du secteur de la fracturation où les sociétés en quête de nouveaux revenus pourraient fournir une source d’énergie alternative aux plateformes de minage de bitcoin.

Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme

Cette célèbre maxime de Lavoisier conviendrait bien pour décrire le scénario dans lequel les sociétés exerçant dans la fracturation tiendront le rôle principal. Alors que leur secteur rencontre plusieurs difficultés à se maintenir, une incursion dans l’industrie du mining de bitcoin pourrait les sortir d’affaire. À la base, la fracturation des formations de schiste consiste à creuser la terre pour y envoyer un mélange d’eau à haute pression sur les roches. Il en résulte une libération de gaz résiduel composé principalement de méthane brulé par les entreprises pratiquant cette activité qui ne peuvent en tirer profit en le vendant.

Fondateur d’EZ Blockchain, Sergii Gerasymovych estime qu’il est possible de valoriser ce gaz qui en plus d’être gaspillé contribue à polluer l’environnement par son utilisation actuelle. « Le torchage du gaz est responsable d’au moins 1% des émissions mondiales de carbone, et gaspille collectivement des centaines de millions de dollars de ressources naturelles chaque année » a-t-il déclaré. En lieu et place de ce procédé, M. Gerasymovych propose que les entreprises de fracturation et les mineurs de bitcoin s’unissent pour profiter de la situation. Sa solution consiste à convertir le gaz brulé en électricité pour alimenter les installations de mining de bitcoin.

Une alternative qui attire davantage les entreprises pétrolières et gazières

Si les entreprises du secteur de la fracturation du schiste étaient dans un premier temps réticentes à cette possibilité, un autre facteur a fini par changer la donne. Il s’agit notamment du modèle économique proposé M. Gerasymovych qui ne fait pas de ces entreprises de simples fournisseurs d’énergie, mais des acteurs directs du mining de bitcoin. Ainsi, les sociétés disposeront elles-mêmes d’installations de mining de bitcoin qu’elles alimenteront gratuitement avec leurs déchets gazeux.

 Avec la chute du prix du gaz, la hausse de la valeur du bitcoin et les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur l’économie, cette formule rencontre désormais plus de succès. « Les conditions du marché ont changé. Maintenant, toutes les entreprises pétrolières et gazières que nous avons contactées en 2018 nous rappellent parce qu’elles voient que le bitcoin rapporte beaucoup d’argent » affirme M. Gerasymovych.

Malgré tous ces efforts, certains continuent de penser que la combustion de combustibles fossiles pour alimenter le réseau Bitcoin ne fait qu’accélérer le changement climatique. Alors que le mining de Bitcoin consomme 121,26 térawattheures par an, l’hydroélectricité renouvelable reste la source la moins chère du marché avec un coût moyen de 0,05 $ par kilowattheure.

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