Magazine : Entre mythes et idées reçues, quelles sont les vérités sur les cryptomonnaies?

En février 2021, l’ancien secrétaire adjoint au Trésor pour le financement du terrorisme et les crimes financiers, Daniel Glaser, a déclaré qu’en matière de transparence du système financier international « Les crypto-monnaies offrent, de certaines manières, des opportunités améliorées aux organismes chargés de l’application de la loi d’être en mesure de retracer les transactions ».

Morell rapporte dans son rapport qu’un autre expert lui a confié: “Si tous les criminels utilisaient la blockchain, nous pourrions éradiquer les activités financières illicites.” L’expert explique sa position avec une métaphore qui résume la situation.

Je vous paie 2 000 $ dans une ruelle sombre, qui sont les témoins de cette transaction ? Juste vous et [moi], non ? Avec les crypto-monnaies… le monde entier pourrait être le témoin.

Il parle sûrement de la blockchain, la technologie derrière les cryptomonnaies qui permettent d’avoir accès à l’ensemble des transactions qui sont effectuées sur le réseau. Une fois qu’une transaction est réalisée, elle est enregistrée automatiquement et ne peut être jamais retirée dans le bloc. Tous les utilisateurs peuvent y accéder facilement.

Sans entrer dans les détails techniques, la Blockchain est une base de données partagée  transparente et non modifiable. Grâce à ses caractéristiques, il résout les problèmes de confiance et est idéal pour stocker des informations historiques, avec une traçabilité impossible à modifier.

Dans son article intitulé :” Three features of blockchain that help prevent fraud ” publié en 2017, IBM relève les trois caractéristiques de la blockchain qui pourront aider les organismes étatiques à prévenir les fraudes et les transactions illicites. D’abord, la blockchain est distribuée. L’entreprise souligne le fait que cette technologie n’est pas centralisée et que son contrôle est réparti à l’ensemble des contributeurs et participants du réseau. Ensuite, IBM précise que la blockchain est immuable. Cela dit, les transactions ne peuvent être effacées ou modifiées. En dernier lieu, le géant informe relate le fait que les données du grand livre sont disponibles à tous.

4- Les cryptomonnaies consomment beaucoup d’énergie.

La consommation énergétique des cryptomonnaies dépend du type de modèle de consensus utilisée. Un projet qui utilise le modèle de consensus de preuve de travail  (PoW) va nécessairement utiliser beaucoup d’énergies car pour valider une transaction ou miner des jetons, il faudrait aux mineurs une machine ou plusieurs machines avec une vitesse de calcul assez élevée pour résoudre des équations assez complexes.

Le Bitcoin, l’Ethereum et quelques autres cryptomonnaies utilisent le modèle de gouvernance PoW. La question énergétique pose pas mal de problèmes car sa consommation d’énergies est jugée trop élevée et dépasse celle de nombreux pays. Selon , CBECI, l’indicateur le plus utilisé pour évaluer le “Carbon Footprint” du bitcoin, les dépenses énergétiques sont estimées à 118,79 Twh au moment d’écrire cet article.

La Chine s’est servi de l’argument climatique pour chasser les mineurs sur son territoire. L’histoire nous a finalement montré que ce n’était qu’un prétexte car au cours du mois de septembre a décidé de bannir totalement toute activité ayant rapport aux cryptomonnaies sur son territoire. Peu de temps après, les autorités ont lancé le Yuan numérique. Quelle surprise!

Verités : 

Selon le CBECI, près de 39% des énergies dans l’écosystème de la crypto proviennent de sources renouvelables. Ce qui représenterait 37,05 TWh d’énergies vertes utilisées par le bitcoin. Donc, un minimum de 1 099 587 799 gallons de gaz verts émis à cette date.

Galaxy Digital Research a publié un rapport cette année. Il a révélé que le système bancaire consomme deux fois plus d’énergie que le Bitcoin. La proportion est similaire pour l’or car le metal consomme 240,61 TWh cette année.

De nombreux organismes travaillent pour fournir un écosystème de minage bitcoin beaucoup plus vert. Talen Energy Corporation avait annoncé la création d’une coentreprise d’extraction de bitcoins sans émission de carbone avec TeraWulf Inc.

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