LVMH rallie Prada et Cartier à la blockchain du luxe Aura

Le consortium blockchain Aura pour les produits de luxe s’agrandit. Outre les marques Hublot, Bvlgari et Louis Vuitton, il accueille désormais Prada et Cartier du groupe Richemont. La promesse : un certificat électronique sécurisé.

Le groupe LVMH, le studio Ethereum ConsenSys et la multinationale Microsoft créait en 2019 un nouveau consortium : AURA. Celui-ci vise à intégrer la technologie blockchain à l’industrie du luxe. Et en 2021, ce consortium s’agrandit donc.

Aux marques de LVMH s’ajoutent à présent celles d’un concurrent. Dans un communiqué, le groupe de luxe annonce en effet l’arrivée de deux nouvelles marques de cette industrie. Il s’agit de Prada et Cartier de Richemont.

Un certificat d’authenticité stocké sur la blockchain

LVMH met en avant une « collaboration sans précédent entre concurrents ». Et l’enjeu, c’est donc la dématérialisation d’opérations et d’informations sur la blockchain Ethereum – mais dans une déclinaison privée.

L’apport de la blockchain concerne plus spécifiquement les informations de garantie des produits de luxe. Elle permet notamment aux marques d’émettre un certificat d’authenticité et de lutter contre la contrefaçon.

« Aura Blockchain associe un identifiant de produit à un identifiant client, fournissant une infrastructure (…) permettant aux consommateurs d’accéder à l’historique d’un produit et à la preuve de son authenticité à chaque étape de la chaîne de valeur », détaille LVMH.

Les problématiques de traçabilité, durabilité et d’authenticité sont partagées par les différents acteurs du luxe. Avec Aura, l’objectif est donc de mutualiser les investissements technologiques autour d’une solution unique.

Hublot, Bvlgari et Louis Vuitton exploitent Aura

Après une première phase impliquant les seules marques du groupe LVMH, le consortium s’efforce à présent de s’ouvrir à la concurrence et à l’ensemble de l’industrie. A ce jour, les maisons Hublot, Bvlgari et Louis Vuitton sont actives sur Aura.

Les clients de ces marques peuvent, par l’intermédiaire d’une photo prise depuis leur smartphone, confirmer l’authenticité de leur montre. L’authentification des montres de luxe représente en effet le premier cas d’usage de la blockchain dans le secteur.

A noter que cette plateforme commune ne signifie pas une mise en commun des données client. Les entreprises utilisatrices restent propriétaires de leurs données et la confidentialité en est assurée. Quant à l’enregistrement sur la blockchain, il permet de préserver les données contre toute modification et falsification.

« En unissant nos forces avec d’autres marques de luxe sur ce projet, nous ouvrons la voie en matière de transparence et de traçabilité. J’espère que d’autres acteurs prestigieux rejoindront ce consortium », déclare Toni Belloni, directeur général de LVMH.

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