L’Ukraine s’apprête à capter jusqu’à 17 % du mining de Bitcoin (BTC) grâce à ses surplus d’énergie nucléaire

Au grand dam des banquiers et des grands argentiers des deux grandes monnaies de réserves internationales (USA, Zone Euro), une nouvelle nation a jeté son dévolu sur le Bitcoin. Après l’Iran et le Vénézuéla, l’Ukraine, le plus grand pays européen, a décidé d’utiliser ses surplus d’énergie nucléaire pour miner la précieuse cryptomonnaie.

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Du hash atomique

Le ministère de l’énergie ukrainien envisage la construction d’un centre de mining permettant d’utiliser ses excédents d’énergie nucléaire. Jusqu’à 3 gigawatts pourraient être dédiés au mining !

Le projet est dans les tuyaux depuis le mois de mai 2020. C’est à cette date que la ministre d’alors, Olha Buslavets, avait pour la première fois conseillé à l’entreprise publique Energoatom de miner le bitcoin pour faire quelque chose de son trop plein d’électricité.

3 GIGAWATTS. C’est un chiffre absolument COLOSSAL quand on sait que le mining du bitcoin représente actuellement environ 130 exahash par seconde, soit 14 gigawatts d’électricité par an.

Pour la comparaison, l’énergie finale consommée par l’Union européenne représente 1600 gigawatts.

Pour le dire autrement, le hashrate du bitcoin pourrait augmenter de 20 %, soit environ 156 exahash. Le gouvernement Ukrainien s’accaparerait alors environ 17 % des revenus de mining du bitcoin, soit 2.4 milliards $ par an (avec un BTC à 37 000 $). De quoi gonfler ses réserves de change…

Adoption du bitcoin ou rustine énergétique ?

Difficile de s’avancer. Le ministre a bien précisé que le but de l’opération est d’arrêter le gaspillage d’énergie nucléaire.

« Le flux constant d’énergie nucléaire pourrait permettre à l’entreprise publique Energoatom d’engranger des profits et au fabriquant national de machine de mining Hotmine de se développer », a déclaré le ministre Yechen Vladimirov

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En effet, l’énergie nucléaire est difficilement « pilotable ». C’est-à-dire que l’on ne peut pas refroidir un cœur nucléaire d’un claquement de doigts. D’où ce gaspillage lorsque la demande d’électricité diminue rapidement.

En France, où le parc nucléaire est le plus pilotable au monde, nous ne pouvons pas augmenter la production d’électricité de plus de 10 % par heure. C’est pour cette raison que les barrages sont très importants dans le mix énergétique car ils permettent d’ajuster de manière fine la production d’énergie et d’éviter le gaspillage. Soit dit en passant, c’est aussi pour cela qu’il ne faut pas privatiser les barrages …

Apparemment, le mix énergétique Ukrainien ne permet pas au pays de générer juste ce qu’il faut d’électricité. D’où cette excellente idée de mettre en place des machines de mining pour ne pas gâcher l’énergie.

La banque centrale ukrainienne va-t-elle s’intéresser au bitcoin ?

Nous ne savons pas encore quelle sera la taille de la « ferme de mining » mais d’après le rapport de Data Center Dynamics, elle pourrait peser entre 0.25 / 0.5 gigawatts et 3 gigawatts.

C’est là toute la beauté du bitcoin. Il est une manière extrêmement commode de “stocker l’énergie”. Mélange de mathématique et d’énergie, la cryptomonnaie serait un atout considérable pour l’Ukraine qui, depuis le coup d’État organisé par l’Oncle Sam, se retrouve à manger dans la main du FMI.

Soit dit en passant, Joe Biden s’était vanté lors d’une conférence au Council of Foreign relations d’avoir tordu le bras au président ukrainien pour qu’il empêche un procureur ukrainien d’enquêter sur une firme ukrainienne où émargait son fils (Hunter Biden…). Il l’avait menacé de lui bloquer l’accès aux prêts du FMI…

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Bref, la banque centrale ukrainienne serait bien inspirée d’ajouter le bitcoin à ses réserves de change. Avec une capacité de 3 GW par an, Kiev pourrait multiplier par 40 ses réserves de change en une demi-décennie, toutes choses étant égales par ailleurs.

Ce calcul de coin de table part du principe que le bitcoin continue de s’apprécier de 200 % par an (sa moyenne historique), et qu’Energoatom installe demain matin une capacité de 3 Gigawatts. L’Ukraine pourrait alors voir ses réserves de change passer de 25 milliards $ à 1000 milliards $ en seulement 5 ans. Le pays passerait de la soixantième place mondiale à la quatrième, au coude à coude avec la Suisse, derrière le Japon et la Chine.

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