Les cryptomonnaies face à la censure des média mainstream

Les « bitcoiners » s’organisent pour contrer la censure

On le sait déjà, les gouvernements et les banques n’aiment pas bitcoin, et pour cause : il semble échapper au contrôle étatique et les banques préfèrent que leurs clients investissent dans leurs produits maison (on notera que, contrairement aux banques françaises complètement fermées aux innovations, certaines banques américaines commencent à proposer des produits crypto) . C’est la raison pour laquelle il vaut mieux ne pas tenir la population informée des innovations technologiques, au mieux on lui ment (on connait tous la ritournelle sur la fraude fiscale, le blanchiment ou encore le terrorisme), au pire on censure purement et simplement.

Censure réseaux sociaux

C’est ce qui est d’ailleurs arrivé au Journal Du Coin le 11 avril dernier (dont la chaîne a été rétablie sous la pression le lendemain):

« Dans la soirée du dimanche 11 avril 2021, en pleine diffusion du live hebdomadaire reprenant l’actualité crypto et blockchain de la semaine, la chaîne Youtube du Journal du Coin a été soudainement et sans sommation bannie de la première plateforme de diffusion mondiale. »

Afin de ne pas dépendre de grosses plateformes libres de censurer à l’envi et de démonétiser les vidéos des créateurs de contenus, des plateformes “libres” voient leur apparition au fil du temps, comme Locals.com, plateforme née en 2019 aux États-Unis.

Locals.com, (Locals Technology Inc.), a été créée par Dave Rubin et Assaf Lev en 2019. Après une première levée de fonds d’un million de dollars en mars 2020, les dirigeants de la startup ont annoncé mardi 20 avril une nouvelle capitalisation de 3,8 millions de dollars. La startup a reçu le soutien du cofondateur de Morgan Creek Digital Assets, Anthony Pompliano, de l’ancien directeur technique de Coinbase, Balaji S. Srinivasan, ainsi que d’Alexander Lloyd, co-auteur de The Little Bitcoin Book.

Locals.com se veut être une plateforme alternative qui donne le contrôle aux créateurs indépendants en leur permettant de publier du contenu sans avoir à se battre avec les normes de censure ambiguës des plateformes de médias sociaux comme YouTube ou Twitter.

Scott Adams, créateur de la bande dessinée Dilbert, a déclaré qu’il avait rejoint Locals parce que cette plateforme lui redonnait le contrôle de son contenu, car il craignait d’être banni ou démonétisé :

« Twitter pouvait me bannir, YouTube pouvait me démonétiser et il suffisait d’un seul faux pas pour que je me retrouve au chômage. Je mettais des tonnes de travail dans quelque chose sur lequel je n’avais aucun contrôle. Ces plateformes pouvaient claquer des doigts et détruire mon travail sans que je ne puisse rien y faire. »

Bien que la plateforme Locals ne soit pas basée sur la blockchain, elle est susceptible d’intéresser les influenceurs crypto qui ont été victimes de shadow bans similaires, de démonétisation ou de suppression de vidéos.

Le cofondateur et PDG de Locals, Assaf Lev, a noté sur le site Web de l’entreprise que l’objectif de la plate-forme était de redonner le contrôle aux créateurs :

« Nous avons créé locals.com pour donner aux créateurs plus – plus d’argent, plus de contrôle et une véritable propriété sur leur propre contenu et leur audience. »

Les créateurs postant sur la plateforme peuvent définir les règles relatives au contenu autorisé dans leurs propres “communautés”, les fans pouvant également publier du contenu dans les communautés auxquelles ils sont abonnés. Le cofondateur Dave Rubin, commentateur politique au franc-parler (1,55 millions d’abonnés sur Youtube), a lancé Locals avec l’idée de changer les règles du jeu pour qu’elles soient plus équitables :

« Si l’on considère la relation entre les grandes plateformes de médias sociaux et les créateurs de contenu, l’équation est inversée. Le créateur de contenu est la raison pour laquelle les gens se rendent sur ces plateformes, et pourtant ce sont elles qui se taillent la part du lion. »

Les créateurs peuvent fixer leurs propres frais d’abonnement mensuels, Locals prenant une part de 10 % des revenus mensuels totaux. La plateforme fonctionne avec le Local Coin, une monnaie numérique non cryptée d’une valeur de 0,10 dollar.

Locals est une plateforme destinée, pour le moment, à un public anglophone. Et, si bien entendu l’idée de se passer de Youtube et d’autres plateformes à la censure facile, est bonne, il est certain que si Locals veut se développer à l’international il faudra qu’elle propose son interface en plusieurs langues, d’autant plus qu’il existe déjà des plateformes de ce type tels  GazeTV, You42 et AIOZTube qui visent toutes à fournir un moyen transparent pour les créateurs de publier du contenu (tout en étant en mesure de suivre les revenus sur la blockchain).

Plus d’actions

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