Le torchon brûle entre Binance et l’Agence des services financiers du Japon (JFSA)

Entre les autorités japonaises et la plateforme d’échange de cryptomonnaies Binance, un feu serait en train de s’attiser. En effet, la plateforme a reçu une mise en garde des autorités pour avoir proposé ses services financiers aux clients japonais sans disposer d’une autorisation.

Coin cryptocurrency BNB on the background of a stack of coins.

De la Chine au Japon

Entre le Japon et Binance, la plateforme d’échanges de monnaies numériques, un bras de fer pourrait naitre dans les prochains jours. Vendredi, l’Agence des services financiers du Japon (JFSA) a adressé un avertissement à la plateforme. Elle l’accuse d’avoir offert ses services d’échange de cryptomonnaies au Japon sans autorisation.

En mai dernier, une autre plateforme avait, elle aussi, reçu la même mise en garde de la JFSA. Il s’agit du site d’échanges de cryptomonnaies Bybit. Mais que se passe-t-il ? Pour le comprendre, il faut remonter dans le temps et retourner à l’année 2017.

En cette année, lorsque le gouvernement chinois avait interdit le Bitcoin (BTC), de nombreuses bourses chinoises ainsi que des plateformes, comme Binance, avaient élu domicile au Japon. Dans la même période, la JFSA a rapidement décidé de faire en sorte que le Japon ait des règles claires en matière d’échange de cryptomonnaies. Entre autres exigences, l’entité demande aux acteurs du milieu de s’enregistrer avant de proposer leurs services.

Si certaines bourses à l’instar de Houbi avaient décidé de se conformer aux nouvelles exigences de la JFSA, la bourse Binance, elle, avait choisi de déplacer ses services et de se concentrer sur Malte en mars 2018. Elle avait aussi fait part de son souhait de restreindre les services dont bénéficiaient ses clients japonais dès janvier 2020.

La réaction de Binance à l’avertissement de la JFSA

Selon la JFSA, Binance continuerait de proposer ses services au Japon. À cette affirmation, un porte-parole de la plateforme a confié à Cointelegraph que « Binance ne mène pas actuellement d’opérations d’échange au Japon. Elle ne sollicite pas activement les utilisateurs japonais ».

Par ailleurs, dans un communiqué, les dirigeants de Binance ont déclaré : « Ce que nous pouvons dire, c’est que nous adoptons une approche collaborative dans le travail avec les régulateurs et nous prenons nos obligations de conformité très au sérieux. Nous nous informons régulièrement de l’évolution des politiques, des règles et des lois dans ce nouvel espace ».

En plus d’être dans le viseur de la JFSA, Binance a régulièrement été pointé du doigt comme une entité qui favoriserait les activités illégales et le blanchiment d’argent. Toutefois, Changpeng Zhao, le PDG de Binance, a toujours déclaré que la bourse respecte les politiques de connaissance du client et lutte activement contre le blanchiment d’argent.

Binance, la célèbre plateforme d’échanges de cryptomonnaies, n’est plus véritablement dans le cœur de l’Agence des services financiers du Japon (JFSA). Cette dernière lui a récemment adressé une mise en garde au motif qu’elle propose ses services à des clients japonais sans disposer des autorisations nécessaires pour le faire. Pour l’instant, les dirigeants de la bourse ne se sont pas exprimés sur cette affaire.

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