Le nombre de ransomwares crypto explose

Avec les cryptomonnaies, les cybercriminels ont trouvé le parfait moyen pour recevoir de façon anonyme des paiements de la part de leur victime. Il s’en est alors inévitablement suivi à travers le monde une recrudescence des ransomwares. Face à ce constat, l’ancien directeur de la cybersécurité Chris Krebs affirma que les cryptomonnaies favorisaient un fléau qui inquiète énormément les Américains moyens. Cette sortie a notamment ramené sur le devant de la scène le débat sur le contrôle des transactions impliquant les cryptomonnaies et la restriction de leur utilisation.

Un facteur ayant favorisé la croissance des ransomware

Invité à partager ses opinions lors de l’émission Late Night with Bill Maher, à l’ancien directeur de l’Agence américaine de cybersécurité n’a pu échapper aux questions sur le bitcoin. L’animateur lui a ainsi demandé ce qu’il pensait de la cryptomonnaie et de l’impact qu’il pourrait avoir sur la vie des Américains.  Sans vraiment hésiter, M. Krebs a surtout fait allusion au secteur qu’il maitrise le mieux à savoir la cybercriminalité. « La cryptomonnaie est, à mon avis, l’un des facteurs qui ont permis aux cybercriminels de déployer une quantité massive de ransomware dans les agences locales et d’État. Ce sont les paiements anonymes, la possibilité de payer anonymement. Et je pense que c’est la cybermenace qui préoccupe l’Américain moyen » a-t-il déclaré.

Il poursuivit son développement rappelant comment 1600 écoles avaient été victimes des ransomwares tout comme les hôpitaux alors que le monde faisait face à la pandémie du coronavirus. Faisant allusion à l’intrigue du film Die Hard, il a regretté la facilité avec laquelle les cybercriminels opéraient et surtout leur cupidité. « Ils veulent juste de l’argent. Ce n’est pas quelque chose de sophistiqué, ce n’est pas idéologique » s’est-il offusqué. Pour M. Krebs il ne fait aucun doute que ce phénomène n’aurait pas pris l’ampleur actuelle si les cryptomonnaies n’étaient pas apparues comme un instrument intraçable aux yeux des criminels.

Vers un contrôle plus strict des transactions cryptographiques

Comme il en est de coutume à chaque fois que cette question est évoquée, M. Krebs a recommandé que les cryptomonnaies détenues dans les portefeuilles d’exchanges soient mieux contrôlées. Alarmiste, il a mis le public en garde contre une intensification des ransomwares si rien n’était fait dans ce sens. Les honnêtes citoyens américains en quête de sécurité ne sont par ailleurs pas les seuls à souffrir de cette nouvelle forme de criminalité.

Avec l’augmentation des ransomwares, c’est l’image de toutes les cryptomonnaies qui s’en trouve sali, et ceci auprès même de ses utilisateurs. Un sondage réalisé récemment indique que 90 % des personnes interrogées sont inquiètes du fait que les cryptomonnaies servent à blanchir de l’argent. Il ne serait d’ailleurs que 43 % à les considérer comme une forme de paiement valide.

Les cryptomonnaies qui souffrent déjà énormément pour se faire accepter des gouvernements n’avaient certainement pas besoin de ce fléau. Chainalysis tirait déjà la sonnette d’alarme sur l’ampleur qu’avait prise ce phénomène en 2020 avec une tendance qui se poursuit clairement depuis le début de l’année.

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