Le Nigéria 1er pays à franchir le Rubicon dans les Crypto avec le CBDC

Le Nigéria n’attend pas. Pays doté d’une population particulièrement jeune et digitalisée, ce pays est en avance sur de nombreux points. En particulier les crypto monnaies. Alors que les grandes puissances occidentales se grattent la tête pour savoir s’ils vont franchir le Rubicon avec un CBDC, le président nigérien n’a pas attendu. Muhammadu Buhari a officiellement lancé l’eNaira.

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Les CBDC, Un crypto pour les controller toutes

Le Nigeria est-il en train d’écrire l’histoire ? Alors que tous les pays du monde étudient le développement du CBDC, le Nigéria est le premier a franchir le pas. Et à pleine puissance.

Le CBDC, qu’est ce que c’est ? Si pour les investisseurs classiques, le Bitcoin et l’Ethereum sont les cryptomonnaies les plus intéressantes, ce n’est pas l’avis de tout le monde. Si vous étiez un banquier central, vous penseriez autrement. Car ce bitcoin, décentralisé, indépendant et transfrontalier, remet en cause l’existence du dollars, de l’euro, et de votre existence en tant que banquier central.

Alors que faire ? Le CBDC, c’est le dead cat bounce de la finance classique. C’est le dernier sursaut d’un monde sur le point de mourir. Le CBDC, qui signifie Central Banque Digital Currency, c’est une crypto de banque centrale. C’est la crypto que les banque centrale des pays vont émettre, contrôler et diffuser quand ils auront compris comment fonctionne la blockchain. Et aussi comme réagis l’économie face à cette bombe.

Car rien n’est sur et les questions sont légions. Est-ce que les CBDC peuvent jouer un role dans l’économie du future ? Ces tokens seront-ils acceptés par une population qui a le choix d’avoir de vrais crypto à côté ? Est-ce que les CBDC ne vont pas faire encore plus mal à l’économie, et en particulier aux banques commerciales ?

Toutes ces questions sont les raisons pour lesquelles les yeux du monde entier sont actuellement rivés sur le Nigéria.

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Le Laboratoire Economique mondial

Le Nigéria n’est pas le pays le plus prometteur d’Afrique pour rien. La population du Nigéria est extrêmement jeune, dynamique, et digitalisée. Bien plus que la plus part des pays africains. 2e PIB d’Afrique, un age médiant de 18 ans, et le pays où les échanges en Bitcoin sont les plus importants. Le mélange de ces facteurs fait du Nigéria le pays aux évolutions les plus riches et les plus intéressantes.

Le Nigéria est le principal pôle d’échange en crypto en Afrique. Pourtant, la banque centrale du Nigéria, la CBN, a interdit les échanges en crypto au mois de février 2021. Une interdiction qui voulait protéger les institutions financières du pays face à l’engouement de la population pour les monnaies numériques. Mais cette interdiction, qui frappait surtout les banques commerciales Nigériennes, n’a pas réellement eu d’effet comme l’a révélé un rapport du Guardian. Ce dernier notait que les plateformes d’échanges de cryptomonnaies avaient au contraire noté une augmentation des inscription.

En poursuivant ses efforts pour préserver son pouvoir, la Banque Centrale Nigérienne s’est associé à une startup FinTech, Bitt Inc., afin de développer son propre CBDC. Une premiere mondiale, à l’heure ou les autres pays son encore au stade de l’étude et de la réflexion.

Ce projet semble plutôt bien reçu de la part de la population. Vendu comme un moyen de repousser les limites du systèmes de paiement et de rendre les transactions financières plus faciles et transparentes. Des objectifs qui sont en accord avec les ambitions de la jeune population du Nigéria. Ce projet devrait par ailleurs être suivi de plusieurs phases de développement

 “Étant donné que l’eNaira est un voyage, le lancement marque la première étape, qui se poursuivra avec une série de modifications, de capacités et d’améliorations supplémentaires des plateformes”, a déclaré Osita Nwanisobi, directeur de la communication institutionnelle de la CBN, dans un communiqué samedi.

Le CBDC est l’ennemie des Banques

Baptisé eNaira, le CBDC du Nigéria est donc sous la responsabilité de la banque centrale. La CBN doit se charger de son émission, sa diffusion, sa distribution son rachat et sa destruction. Bref, toutes les missions classique d’une banque centrale vis-à-vis de la monnaie.

Ce qu’il est intéressant de noter, c’est que ce ne sont pas les jeunes et la population qui semble s’opposer à ce projet. Dans nos pays occidentaux, on voit tous les supporters de Bitcoin et de cryptomonnaies s’opposer farouchement aux tentatives de création de CBDC. Mais au Nigéria, cette annonce a été largement acceptée. Ce sont les banques qui ont du mal à digérer la nouvelle. Ces dernières voient là leur rôle disparaitre.

Les banques commerciales servent d’intermédiaires entre les banques centrales et la populations. Cette belle place de middle man leur permet de construire leurs business et de générer des profits astronomiques. Et parfois des crises économiques équivalentes.

Toujours est-il qu’elles semblent voir leurs fins se rapprocher. Le Guardian a rapporté que “les cadres bancaires sont extrêmement inquiets qu’une adoption généralisée de l’eNaira puisse réduire le volume des affaires exécutées par les banques et les revenus des transactions.” La source de cette inquiétude ? Les transactions eNaira se feront de pair à pair et ne nécessiteront pas l’intervention des banques.

Le Nigéria n’est pas le seul pays Africain qui planche sur la création du CBDC, bien que ce soit le seul qui ait franchis le pas. L’Afrique du Sud est également particulièrement intéressée par les CBDC ainsi que les cryptomonnaies. Mais le Ghana, le Maroc, l’Egypte et le Kenya sont également sur la voie de la création d’une crypto nationale.

Des exemples que les pays du nord économique, USA et Union Européenne en tête, vont probablement observer de près. Car de cette manière, ils pourront étudier l’impact du CBDC sur l’économies, et voir les avantages et les éventuels dangers que cela représente pour l’Etat.

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