Le Bitcoin 2022 entre Peur et Folie

Seule la Chine a peur du Bitcoin BTC. Pour la Russie c’est le moyen de se délivrer du monopole du dollars. Pour le maire de Miami, c’est l’occasion de se placer au centre du monde. Et pour la Suisse, c’est un débat de souveraineté nationale. Le Bitcoin divise, le Bitcoin crée les débats. Une chose est sûre : le Bitcoin fera partie du monde de demain.

1xbit

Au fond, si la Chine a tellement peur de cet arme libératrice, c’est probablement parce qu’elle redoute la liberté que pourraient gagner ses habitants. Et l’obstination avec laquelle elle cherche à éloigner le Bitcoin et les crypto nous permet de savoir à quelle point les monnaies numériques sont puissantes. Si elles sont si puissantes, alors aucun doute possible : d’ici 10 ans, les cryptomonnaies recouvriront la face du monde, et le Bitcoin règnera en maitre sur l’économie.

Le Bitcoin fait Trembler la Chine

Le prix du Bitcoin BTC chute de 5 % suite à l’annonce de Binance, qui suspend le trading en Yuan chinois et coupe l’accès à ses clients chinois.

La plateforme d’échange Binance a réaffirmé qu’elle n’était plus présente sur le continent chinois depuis 2017. Le gouvernement a rappelé que les cryptomonnaies était des actifs spéculatifs et dangereux qui servaient dans des activités criminelles.

En tout, plus de 30 entreprises se sont retirées du marché de Chine continentale depuis les annonces du gouvernement chinois. De plus, de nombreux sites comme Trading View et Coin Market Cap ont été bloqués par le Par Feu Chinois.

La Russie Observe les Crypto

De son côté, la Russie n’a pas l’intention de mettre en place de telles restrictions pour ses citoyens, selon le vice-Ministre de l’économie Russe.

La Fédération de Russie ne prend pas du tout le chemin de la Chine. Si les officiels Russes ne sont pas d’accord sur la place qu’il faut donner au Bitcoin et aux cryptomonnaies, ils s’accordent pour dire que c’est une technologie qui fera partie du futur.

Alexey Moiseev, le vice-ministre de l’économie, affirme qu’aucune interdiction de cryptomonnaie ne verra le jour dans son pays :

“Actuellement, les citoyens peuvent acheter et vendre du bitcoin via des wallets en dehors de la Russie. Cette situation n’est pas près de changer à l’étranger. Dans ce contexte, il n’y a pas de raison de mettre en place une interdiction qu’il serait impossible d’appliquer.”

Comme toujours, la Banque Centrale voit d’un mauvais œil les crypto qui viennent remettre en cause le monopole des monnaies.

C’est justement la raison pour laquelle les milliardaires sont plutôt ouverts à l’idée du Bitcoin. Oleg Deripaska, à l’origine de la fondation Volnoe Delo, considère l’exemple du Salvador. Selon lui, le Bitcoin devrait être ajouté aux moyens de paiement :

“Même le pauvre El Salvador a compris la nécessité des monnaies numériques et a pris un chemin simple, en reconnaissant le Bitcoin comme moyen de paiement.”

En effet, il voit dans ce nouveau mode de paiement le moyen de s’affranchir des règles du commerce extérieur et des sanctions économiques. Et de cette manière, retrouver une indépendance commerciale et financière dans un monde largement dominé par les Etats-Unis.

A lire aussi – ”La Folie Continue : 17 Millions $ de Bitcoin Retrouvés !

Le Maire de Miami aime le Bitcoin

A Miami, le maire veut dérouler le tapis rouge aux cryptomonnaies. Ce dernier propose de payer les employés municipaux en Bitcoin !

Francis Suarez, le maire de Miami, rêve sa ville en capitale cryptographiques des Etats-Unis. En février, il voulait investir une partie des fonds gouvernementaux dans le Bitcoin. Cependant, l’argent du gouvernement est contrôlé, et c’est impossible de l’investir dans des actifs volatils et dérégulés comme les crypto actifs. La situation pourrait bien changer avec l’arrivé des ETF sur le Bitcoin, car les municipalités peuvent tout à fait investir sur des produits financiers comme les ETF, même s’ils reposent sur des actifs moins encadrés.

Mais cet amoureux des cryptomonnaies ne compte pas attendre. Pour atteindre son but, et détenir des Bitcoins dans les coffres de la villes, le maire à l’intention d’accepter le paiement des impôts et des taxes en BTC. Ainsi, il aura des reserves et pourra, à terme, payer les salaires des employés municipaux en crypto. Enfin, pour ceux qui le désirent.

Selon Suarez, c’est une priorité majeur de devenir le centre de la crypto, aux Etats-Unis et dans le monde.

La Suisse appelé à voter pour le Bitcoin

Enfin, même la Suisse, bien loin du Salvador, se tourne vers le Bitcoin. Là-bas un Think Tank est en train de monter un référendum pour demander à la Banque Centrale Suisse de détenir du Bitcoin en plus de l’Or.

Un Think Tank Suisse du nom de 2B4CH est en train de recueillir les 100 000 signatures nécessaires à l’ouverture d’un référendum sur la question du Bitcoin. La proposition serait d’ajouter le BTC aux réserves de la Banque Centrale, au côté de l’Or.

Plus qu’une réelle victoire, ce que cherche le fondateur de 2B4CH, Yves Bennaïm, c’est ouvrir le débat. Selon lui, l’Or et le Bitcoin jouent le même role. Une reserve de valeur relativement indépendante et “libre”.

Cela dit, le Bitcoin possède de nombreux avantages face à l’Or. Des avantages déjà remarqués outre-Atlantique par le milliardaire George Soros et les clients de JP Morgan.

L’Or est encombrant, difficilement déplaçable, difficilement négociable. Stocker de grande reserve d’Or coute beaucoup d’argent, et les risques de vols à chaque étapes de la vie d’un lingots sont très présent.” Affirme Bennaïm.

Le Bitcoin présente presque le tableau inverse. Sa nature numérique le rendent évidemment très mobile. Négocier du Bitcoin sur les différentes plateformes est très accessible, et les risques de vol sont quasiment nuls.

D’autant que l’Or est dans une sorte de bulle qui dure depuis 2000 ans. Certes, la valeur de l’Or est chose admise aujourd’hui, mais notre époque est à un tournant. Et le Bitcoin pourrait aussi bien connaître le chemin de l’Or : être à la hausse pendant 2000 ans, alors que le métal jaune retombe lentement à zéro.

Tout cela n’est que suppositions. Mais c’est le but de 2B4CH : ouvrir le débat, poser des questions, et réfléchir avec le reste de la Suisse à l’avenir financier de l’Or et du Bitcoin.

Ainsi donc, de la Chine à Miami en passant par la Russie et la Suisse, le débat divise. Les cryptomonnaies sont là, et les gouvernements des différents pays hésitent entre les utiliser, s’en servir, ou les combattre. Avec à la clef, une supériorité financière et technologique.

Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *