L’Afrique du Sud veut réguler Bitcoin (BTC) pour combattre l’arnaque

L’Autorité Sud-Africaine en charge du secteur financier (FSCA) a révélé son intention de classer les cryptomonnaies parmi les produits financiers.  Ce changement de position fait suite à l’exit scam  d’africrypt. L’absence d’une réglementation claire mettrait en mal l’action du FSCA dans sa mission de protéger les utilisateurs. 

Bitcoin South Africa

Africrypt et MTI : les champions de l’arnaque

L’engouement suscité par bitcoin ne profite pas qu’aux fans de l’invention de Satoshi. Plusieurs escrocs profitent de la hype pour détourner les fonds des épargnants. En effet, des plateformes proposant des taux de rendement exceptionnellement élevés et irréalistes pullulent sur la toile. L’Afrique du sud occupe le podium en la matière avec un bilan en fonds perdus pesant des milliards. 

Dans son rapport sur la criminalité en 2020, chainalysis a révélé que le responsable de Mirror Trading International, une plateforme sud-africaine, s’était volatilisé dans la nature. Ce dernier aurait emporté avec lui une caisse contenant plus de 589 millions de dollars en bitcoins, un record mondial pour 2020. Vous vous en doutez certainement, ces fonds appartenaient aux investisseurs qui sont tombés dans le piège de MTI.  

Plus récemment, selon les informations de bloomberg, c’était au tour des frères Cajee de disparaître avec la caisse de la plateforme Africrypt. En effet, la plateforme aurait bâti une réputation solide auprès des personnalités les plus fortunées du pays. Sa petite magie : les promesses alléchantes d’un retour sur investissement pouvant atteindre 300 % en un mois.

Mi avril, Ameer Cajee a informé ses clients d’une cyberattaque dont Africrypt aurait été victime. Cependant, Il les aurait ensuite incité à ne rien signaler aux autorités pour faciliter la procédure de récupération de fonds.  Quelques mois plus tard, les employés d’Africrypt ont perdu le contrôle de la plateforme. Les frères Cajee sont, eux, devenus injoignables et introuvables. Ils auraient pris la poudre d’escampette avec un pactole de 69 000 bitcoins. C’était l’équivalent de 3,6 milliards de dollars au moment de leur disparition, un autre record mondial.

Les autorités locales en PLS

En Afrique du sud, bitcoin et ses petits cadets ne sont pas considérés comme des actifs financiers. La conséquence est que, malgré des multiples exit-scam élucidés, les autorités locales ne pouvaient que constater les dégâts.  En effet, dans les cas de MTI et Africrypt, la police ne pouvait que examiner les plaintes des clients. En l’absence de bases légales, elle ne peut engager une quelconque poursuite judiciaire contre les présumés scammeurs. 

Cette position d’impuissance n’a pas été appréciée par le gendarme des marchés financiers. Vu l’ampleur de dégâts causés par Africrypt, le FSCA a annoncé avoir pris les mesures nécessaires pour donner aux cryptos le statut de produits financiers.

Kuben Naidoo, gouverneur adjoint à la Reserve Bank of South Africa (RBSA), la banque centrale du pays, est du même avis. Il a déclaré que le point de vue de la RBSA est que les cryptos dont des “produit financiers” et qu’elles devraient être règlementées comme tel. Il a même précisé qu’un cadre règlementaire approprié sera adopté d’ici 3 à 6 mois.

Cette évolution permettra aux autorités sud africaines d’avoir suffisamment de marge de manœuvre dans la traque des escrocs. Cependant, la communauté crypto locale espèrent que les dispositions annoncées leur permettront d’opérer librement avec les exchanges. Ces derniers ont subis, depuis plusieurs mois, les dégâts collatéraux de la situation tendue entre les autorités et l’industrie crypto.

Plus d’actions

Salut, c’est Gloire. En 2014 j’ai entendu parler de bitcoin à la télé avant de m’intéresser du sujet fin 2017. Depuis, chaque jour j’apprends à le comprendre tout en partageant mes petites découvertes avec la communauté.

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Les propos et opinions exprimés dans cet article n’engagent que leur auteur, et ne doivent pas être considérés comme des conseils en investissement. Effectuez vos propres recherches avant toute décision d’investissement.

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