La volatilité de Bitcoin : un épouvantail pour décourager les investisseurs ?

Les investissements des institutionnels permettront-ils d’atténuer la volatilité du Bitcoin et d’accroître son attractivité ? Ce n’est pas le sentiment d’un cadre d’Oppenheimer ni du président de la Fed, Jerome Powell.

La volatilité de Bitcoin reste un épouvantail pour un grand nombre d’investisseurs. Mais pour le directeur de recherche de Goldman Sachs, le remède pourrait venir des institutionnels. Plus ils investiront dans Bitcoin, plus la volatilité de l’actif s’atténuera.

Cette hypothèse ne fait cependant pas l’unanimité. Selon Ari Wald, responsable de l’analyse technique chez Oppenheimer, la forte volatilité de la crypto-monnaie ne disparaîtra pas de sitôt. Et celui-ci de prévenir.

Les banques centrales attaquent la volatilité de Bitcoin

« Vous devez être capable de supporter cette volatilité. Elle est là pour rester », déclare-t-il sur CNBC. « La récompense à la hausse s’accompagne de beaucoup de volatilité au jour le jour et même d’une semaine à l’autre », ajoute-t-il.

Et les fluctuations du BTC en février en apportent une parfaite illustration. Mais cette volatilité ne signifie pas néanmoins la fin de la croissance du crypto-actif. Le mois dernier, Bitcoin « a atteint un sommet d’environ 58 000 dollars et le lendemain, il descendait à 44 000 dollars. Il a vraiment été volatile et s’est consolidé depuis lors », commente Ari Wald.

Pour le patron de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, pas de doute, Bitcoin est « hautement volatil ». En raison de son imprévisibilité, il estime donc que la cryptomonnaie ne peut s’avérer « réellement utile en tant que réserve de valeur ».

Le directeur de la Fed conteste également la possibilité pour Bitcoin de trouver sa place en tant que moyen de paiement. Pour ce dernier, les cryptomonnaies relèvent avant tout de la « spéculation ». Et si elles constituent une alternative, c’est à l’or et non à la monnaie fiat.

Ces différentes caractéristiques en font des actifs risqués. Et Powell d’émettre une mise en garde à l’égard des investisseurs. « Je pense qu’avec les crypto-actifs, le public doit comprendre les risques », déclare-t-il.

Une volatilité forte du BTC, mais qui se réduit

Le dirigeant de la Fed ne s’oppose cependant pas aux monnaies numériques, du moins aux stablecoins. Mais à pas à n’importe quelle condition cependant. « Les stablecoins peuvent avoir un rôle à jouer avec une réglementation appropriée, mais ce rôle ne sera pas de former la base d’un nouveau système monétaire mondial. »

Quant aux autres monnaies, comme Bitcoin, leur volatilité les condamne-t-elle ? Pour JPMorgan, la valeur du BTC peut grimper jusqu’à 146.000 dollars, mais seulement avec une volatilité moindre pour séduire plus d’institutionnels.

Elle s’est pourtant largement atténuée au fil des années. Les variations annuelles moyennes de Bitcoin sont ainsi de 69%, contre 27% pour l’argent, 13% pour l’or et environ 20% pour les actions, mesure le directeur de la stratégie de la banque Morgan Stanley.

Toutefois, cet indicateur est loin d’être figé, au contraire des métaux précieux. « Depuis le lancement de Bitcoin, sa volatilité a diminué, passant d’une moyenne annuelle de plus de 400% », soulignait Ruchir Sharma.

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