La Turquie interdit le Bitcoin pour des raisons…politiques ?

Tout sourit au Bitcoin et pourtant… La Turquie vient d’annoncer vendredi 16 avril 2021 qu’elle interdisait les paiements en Bitcoin sur son territoire. Retour sur une annonce qui a pris de court beaucoup de personnes…

La Turquie décide suspendre les paiements en crypto : la raison officielle

La mesure a été prise en catimini vendredi soir… Le gouvernement a indiqué que les paiements et transactions en crypto sont désormais interdits en Turquie. L’effet sur le marché crypto ne s’est pas fait attendre avec un cours du Bitcoin qui a dégringolé de 4 %.

Pour motiver sa décision, la banque centrale turque a mis en avant la décentralisation des cryptos. Selon elle, l’absence de régulations et d’autorité centrale font que le Bitcoin et autres crypto sont des actifs dangereux à utiliser.

« [L’utilisation d’un actif fonctionnant sur la technologie blockchain] pour des paiements pourrait provoquer des pertes importantes qui ne pourraient pas être recouvertes… » Banque centrale turque

Le Bitcoin très (trop) populaire en Turquie…

Comme attendu, cette décision n’a pas été bien accueillie par tous. En premier lieu, le principal parti d’opposition turc a vivement dénoncé cette décision tant sur le fond que sur le timing. En effet, cette décision coercitive et le fait de la publier dans le journal officiel dans la foulée vendredi soir ressemblent davantage à une opération visant à faire passer « en douce » une mesure impopulaire.

Il faut dire que les cryptos rencontraient un grand succès en Turquie. Le pays faisant face à une inflation importante, beaucoup de turcs ont adopté le Bitcoin pour protéger leur pouvoir d’achat. Ainsi, les transactions en Bitcoin se sont élevées à plus de 22 milliards d’euros entre le début février et la fin mars.

Cette décision fait suite au limogeage du gouverneur de la banque centrale, ce qui soulève quelques questions. Certains voient cette décision comme un moyen de renforcer la main mise du président Erdogan sur son économie. À l’image de la décision similaire prise au Nigéria quelques semaines plus tôt, ces décisions sont davantage politiques qu’économiques. Et comme souvent, ce sont les habitants qui en sont les premières victimes, toujours plus démunis face à une économie chancelante et inflationniste.

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