La blockchain, une véritable innovation ? Pas pour ce haut responsable Kenyan

Patrick Njoroge, gouverneur de la Banque Centrale du Kenya (CBK), s’est interrogé sur l’utilité réelle de la blockchain et des cryptomonnaies alors qu’il s’exprimait en marge du “2021 Africa Financial Industry Summit”. Ce sommet organisé par International Finance Corporation (IFC) réunit plusieurs responsables des banques centrales et privées Africaines.

Patrick Njoroge

La blockchain doit passer des idées aux solutions réelles 

La Blockchain: ce terme a été popularisé par l’ascension des cryptomonnaies. Ce terme, sorti de nulle part, fait référence à la technologie sous-jacente aux cryptomonnaies, cet ovni présenté comme un outil qui va transformer un bon nombre de secteurs. Plusieurs entreprises ont fait de la blockchain une priorité (un petit coucou à IBM). Depuis quelques années, elles ont laissé entendre qu’elles travaillaient sur “des solutions basées sur la blockchain”. C’est sur ces “solutions” que le gouverneur de la CBK s’interroge. 

The Africa Financial Industry summit

Prenant la parole en marge du “2021 Africa Financial Industry Summit”, Patrick Njoroge a donné sa position sur le sujet. Pour lui, la blockchain et les cryptomonnaies manquent un vrai usage dans la vie réelle. Le haut cadre a profité de cet instant pour s’adresser à toute la communauté crypto :

“Je n’ai aucun problème avec la blockchain, mais quel problème résolvez-vous ? Depuis quelque temps, la blockchain était présentée comme la solution à tout […] La crypto était supposée être la solution à tous nos problèmes de paiement. L’enjeu est de passer des idées aux solutions réelles. Construisez-les”.- Patrick Njoroge

Les FinTech vont faire mieux que la crypto 

Le sujet le plus important pour le gouverneur de la CBK c’est la démocratisation des services de paiement. Pour lui, inutile de miser sur les cryptomonnaies car la solution est déjà là et son nom est “FinTech”:

“Ce sur quoi nous nous concentrons ici, c’est la démocratisation des services financiers. Je pense que les FinTech le feraient très bien.”

Eh bien, les propos de Patrick Njoroge ne manquent pas un soubassement solide. En effet, en début d’année, la CBK a publié un rapport sur l’adoption du mobile money au Kenya. Selon l’institution, plus de 6,6 millions de nouveaux comptes mobile money ont été créés rien qu’en 2020, portant le total à plus de 65 millions. Cette évolution fut poussée par la suppression de frais pour toute transaction mobile money. Prise pour encourager les kényans à se tourner vers les paiements électroniques afin de contrer la propagation du COVID19, cette mesure semble avoir fait ses preuves. 

Cependant, le secteur crypto a aussi bénéficié d’une croissance ces dernières années et là aussi, le Kenya n’est pas resté à la traîne. En effet, les données de Paxful placent le pays dans le top 10 mondial en matière d’adoption avec près de 6000 BTC échangés sur la plateforme depuis 2020. 

Certes, les propos de Patrick Njoroge méritent plus de réflexions. Cependant, il est important de souligner les cryptomonnaies ne répondent pas forcément aux attentes de tous. Là où la CBK (qu’il dirige) ne jure que par l’inclusion financière, les cryptos visent mieux : plus de décentralisation, de vie privée et moins de censure. Invité sur ce terrain, il est certain que Patrick Njoroge pourra découvrir, avec un peu de volonté, un autre bien fondé des cryptomonnaies qui semble lui échapper jusqu’ici. S’agissant de la blockchain, impossible d’avoir un avis éclairé sans traiter le sujet au cas par cas. Le terme désignant des milliers de protocoles ne lui souhaitons bon courage.

Plus d’actions

Salut, c’est Gloire. En 2014 j’ai entendu parler de bitcoin à la télé avant de m’intéresser du sujet fin 2017. Depuis, chaque jour j’apprends à le comprendre tout en partageant mes petites découvertes avec la communauté.

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