La blockchain Ethereum berceau de la première obligation numérique de la BEI

La Banque européenne d’investissement (BEI) a émis sa première obligation numérique de 100 millions d’euros sur Ethereum.

Les institutions bancaires ne se cantonnent plus aux seuls réseaux blockchains privés ou permissionnés. Elles s’ouvrent à présent aussi à la blockchain publique, à l’image de la Banque européenne d’investissement.

La BEI est l’institution de financement de l’Union européenne. Elle est également le principal bailleur de fonds multilatéral au monde. Sa décision d’émettre une première obligation sur la blockchain Ethereum constitue donc une annonce majeure.

Obligation numérique et CBDC combinées

L’institution ne manque d’ailleurs pas de le souligner dans son communiqué. Cette « émission d’obligation numérique pourrait ouvrir la voie à l’adoption par les acteurs du marché de la technologie blockchain pour l’émission de titres financiers », souligne-t-elle.

Cette première du genre porte sur une obligation sur deux ans d’un montant de 100 millions d’euros. Pour cette opération, la Banque européenne d’investissement s’est associée à Goldman Sachs, Santander et la Société Générale.

L’émission de tokens fait également intervenir la Banque de France. Ainsi, « le paiement des fonds d’émission par les preneurs fermes à la BEI a été représenté sur la blockchain sous la forme d’une CBDC », une monnaie numérique de banque centrale.

Une preuve des atouts de la numérisation des capitaux

Pour l’organisme bancaire européen, cette première souligne les avantages de la numérisation des marchés des capitaux. La BEI met notamment en avant la réduction des intermédiaires et des coûts fixes.

L’institution estime ainsi que cette digitalisation des marchés est source d’une « meilleure transparence du marché ». Comment ? Grâce « à une capacité accrue de voir les flux de transactions et d’identifier les propriétaires d’actifs, ainsi qu’une vitesse de règlement beaucoup plus rapide. »

Elle considère par ailleurs que le recours à la tokenisation des obligations renforcera sa position. Pour son vice-président, Mourinho Félix, elles contribueront à donner « à la Banque un accès plus rapide et plus rationnel à des sources de financement alternatives. »

Les grandes banques, comme la Société Générale en France, entendent d’ailleurs elles aussi tirer profit de la blockchain pour développer leurs activités et leur compétitivité. « C’est une nouvelle étape pour Société Générale – FORGE qui complète l’expertise reconnue de Société Générale sur les marchés de capitaux avec une offre complète d’actifs numériques », réagit son  PDG, Frédéric Oudéa.

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