La Banque de France mise à mal par Bitcoin (BTC) et les cryptomonnaies !

Vous la sentez la petite goutte de sueur qui dévale le front des dinosaures de la finance traditionnelle ? Ils ne sont pas au bout de leurs peines mais commencent à sentir le vent tourner ! Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau s’est exprimé à ce sujet lors de la conférence financière du mardi 29 juin organisée par Europlace. Selon lui, les crypto-actifs pourraient menacer la souveraineté monétaire de l’Europe et nécessitent une régulation d’urgence.

Un réveil tardif 

“Qu’il s’agisse des monnaies numériques ou des paiements, nous, en Europe, devons être prêts à agir aussi vite que nécessaire, ou prendre le risque d’une érosion de notre souveraineté monétaire”

François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France

Telle la pluie de météorites qui les a fait disparaître (j’arrête la métaphore promis), les crypto-actifs s’imposent comme sérieux concurrent face aux monnaies fiduciaires. François Villeroy de Galhau a précisé au micro d’Europe 1 qu’il souhaitait une régulation du Bitcoin et des autres cryptomonnaies. De son point de vue, le Bitcoin n’est pas une monnaie car sa valeur n’est pas stable et que l’on ne peut pas payer avec. Vous en conviendrez, ce monsieur paraît facile à réfuter, compliqué à convaincre.

Est-on sûr de se poser les bonnes questions dans ce débat ?

En effet, les arguments du type “le Bitcoin n’est pas une monnaie” sont de moins en moins recevables. Premier contre argument, Le Salvador en a fait sa monnaie nationale. De plus, les magasins Don Quijote (énormes enseignes japonaises sur plusieurs étages où l’on trouve de tout) acceptent le Bitcoin depuis plusieurs années. Enfin, de nombreux bars de la planète, même à Paris, acceptent les cryptomonnaies.

Un problème plus contraignant réside dans la dépendance aux stablecoins dollar. L’Europe doit rapidement émettre une crypto indexée sur l’euro pour se détacher du modèle actuel et être souveraine. Mais je doute que ce soit ce qu’entend le gouverneur de la Banque de France par “régulation d’urgence”

Une peur de perdre la main

Le système financier actuel donne les pleins pouvoirs aux institutionnels. La décentralisation est une menace pour eux car ils deviennent inutiles, chaque citoyen devenant sa propre banque ! A noter qu’actuellement, les gains des particuliers liés aux cryptomonnaies sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 30%. 

Que les institutionnels européens se rendent compte que le vent est en train de tourner n’est pas nécessairement mauvais. Ce qui inquiète plus est la façon dont les choses vont êtres faites. Par peur d’être laissée sur le bas côté, la Banque de France pourrait imposer des restrictions bien plus sévères qu’aujourd’hui. Nous pouvons par exemple envisager que l’Etat demande un droit de regard sur les comptes cryptos (consultation du solde, entrées / sorties, etc). 

Un second point dur concerne le Know Your Customer (KYC), non-obligatoire dans l’univers crypto. Rappelons qu’un argument phare de Christine Lagarde à l’égard des cryptomonnaies concerne le blanchiment d’argent et le financement d’actions terroristes.

Pour que la transition soit effectuée dans les meilleures conditions, il est important que les institutionnels s’entourent de vrais acteurs du milieu. Le gouverneur de la Banque de France a précisé que des actions seraient menées d’ici une à deux années maximum. Espérons que les mentalités aient suffisamment évoluées d’ici là. 

Plus d’actions

Passionné d’innovation et de projets disruptifs, les technologies Blockchain ont rapidement attiré mon attention ! Je prends plaisir à évoluer dans cet écosystème bouillonnant et à en découvrir toutes ses facettes ! Pourquoi ne pas partager cela avec vous ?

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