La banque centrale du Canada pense au CBDC en remplacement du cash…

La Banque Centrale du Canada roule des mécaniques en faisant écho aux critiques de Christine Lagarde vis-à-vis du Bitcoin. Mais si le gouverneur Tim Lane tente de presser le pas concernant le fameux « CBDC », l’avenir ne semble pas écrit à l’avance.

La pandémie pour justifier la fin du cash

Le gouverneur Lane a déclaré ce mercredi 10 février que la pandémie Covid-19 pourrait accélérer la décision de la banque centrale quant à l’introduction d’une monnaie digitale (CBDC).

Reuters rapporte que selon Lane, « la pandémie pourrait nous inciter à prendre une décision plus tôt qu’anticipé ».

Une déclaration à tempérer puisque le gouverneur de la BoC a aussi précisé que « le lancement d’une monnaie digitale n’est pas écrit d’avance ».

En effet, les banquiers centraux réalisent doucement qu’il est impossible d’introduire dans l’économie réelle un CBDC sans mettre le système de réserve fractionnaire en péril. Panetta, un ponte de la BCE, a même déclaré qu’il faudra envisager que « personne ne puisse posséder plus de 3 000 € en Euro Digital ». Cette déclaration est lourde de sens…

Mais Lane a surtout profité de l’occasion pour tacler le Bitcoin en glissant que les « cryptomonnaies telles que le Bitcoin n’auront pas voix au chapitre quant à savoir quelle sera la monnaie du futur ». Pour l’intéressé, « la récente hausse de sa valeur ressemble davantage à une frénésie spéculative qu’une tendance de fond »…

Une chose paraît certaine, la prochaine monnaie de réserve internationale ne sera pas le dollar canadien :

bilan de la BoC vs PIB
Croissance du Bilan de banque centrale canadienne comparée au PIB

La banque Centrale d’Australie (RBA) jette l’éponge ?

C’est en tout cas ce que disait le journal The Australian il y a quelques mois, rapportant que la RBA s’était montrée sceptique dans l’un de ses papiers de recherche. La banque pointait notamment le fait que les Australiens utilisent beaucoup le cash, contrairement à d’autres pays comme la Suède où la Riksbank teste actuellement l’E-Krona.

Même son de cloche du côté de la Banque Centrale Canadienne qui envisage aussi de lancer sa monnaie digitale à la faveur d’un recul de l’utilisation du cash. D’où le lancement “plus tôt que prévu” de son CBDC puisque la pandémie semble inciter les gens à payer davantage par carte de crédit.

En même temps, quoi de plus normal lorsque tous les petits commerces sont fermés? Sans parler de toute cette propagande fallacieuse suggérant que le virus pourrait survivre sur un bout de papier

Plus récemment, c’est la Banque Centrale du paradis fiscal des Bahamas qui a déclaré que le pays retirera de la circulation des billets à mesure qu’elle introduira sa monnaie digitale appelée « Sand Dollar »…

Le CBDC n’est rien d’autre que la fin du cash déguisé en “cryptomonnaie”

Ainsi, malgré le fait que Christine Lagarde jure ses grands dieux qu’un Euro Digital ne se substituera pas à la monnaie papier, personne n’est dupe. Cette histoire de CBDC ne tient pas la route car 97 % de la monnaie en circulation dans l’économie est déjà sous forme digitale.

En effet, la dette totale dans de la Zone Euro (États, entreprises, ménages) représente plus de 45 000 milliards d’euros. Il y a donc 45 000 milliards d’euros en circulation dans l’économie. Contre seulement 1400 milliards en billets. Nous voyons bien par ce simple calcul que le CBDC est un artifice visant à préparer le terrain à la fin du cash tout en profitant d’un vil amalgame avec le Bitcoin.

Il va sans dire qu’un Euro digital, un dollar digital ou un E-Kronna n’ont absolument rien en commun avec la blockchain Proof of Work (PoS) de Bitcoin.

Bientôt le Bitcoin sera le seul cash qu’il nous restera. Il sera la seule monnaie nous permettant de ne pas être espionnés, empêchés et détroussés par l’inflation ainsi que des taux négatifs qui arrivent à grands pas…

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