Enquête : Les français et la crypto

Si la cryptomonnaie est mise en avant depuis 2009, la couverture médiatique n’est aujourd’hui plus la même que celle en place lors des premiers balbutiements du Bitcoin. Autrefois craints, les actifs numériques semblent aujourd’hui être de plus en plus considérés par les ménages français.

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Entre risque, fascination, protocoles obscurs et manque d’informations sur comment acheter de la cryptomonnaie, les français semblent partagés au sujet des actifs numériques. Si désormais presque tout le monde connaît le Bitcoin, le jargon crypto est encore loin d’être maitrisé de tous. A fortiori chez les plus de 40 ans.

Le facteur risque comme principal frein à l’investissement

En février dernier, une étude IFOP montrait que 84 % des français savaient ce qu’était le Bitcoin. Pour ce qui est de l’investissement, près d’un sondé sur 6 (14 %) se disait prêts à le faire. Mais seulement 3 % avaient déjà sauté le pas.

Si ce chiffre a depuis évolué à la hausse, les français mettent toujours beaucoup l’accent sur le risque autour de ce type d’actifs. Et à raison. Comme en témoignent parfois les très fortes volatilités, y compris sur les projets les plus établis comme Ethereum ou encore Bitcoin.

Mais le risque s’entend aussi sur la potentielle perte de ces monnaies numériques non palpables. Beaucoup de français interrogés pointent du doigt les risques de piratage et associent encore bien souvent la cryptomonnaie à des activités illégales.

Qui sont les investisseurs cryptos ?

En France comme ailleurs dans le monde, les investisseurs cryptos sont plutôt issus de la génération des milléniaux (Y) et de la génération Z. Le dernier rapport sur l’investissement crypto en France laissait d’ailleurs suggérer que l’âge médian d’un investisseur se situait aux alentours de 30 ans.

Aujourd’hui, le clivage entre les crypto-adeptes et les crypto-sceptiques semble surtout s’axer autour de l’âge. Avec une jeune génération très cryptophile malgré les risques tandis que les générations plus âgées semblent accorder une préférence certaines aux actifs comme les actions. Pour la majorité de celles et ceux qui sont présents sur le marché, l’investissement en cryptomonnaies doit s’entendre sur le long terme.

En très large majorité (96 %), l’investisseur crypto est un homme. En termes de catégories sociales, les plus représentées sont les catégories les plus aisées. Avec les cadres et les professions supérieures et les chefs d’entreprises. Les étudiants sont aussi particulièrement bien représentés en nombre d’investisseurs bien que leur volume d’investissement soit beaucoup plus modeste. A l’exception d’une partie des étudiants, la majorité des sondés s’accordent néanmoins sur un point :  l’investissement crypto est un investissement de diversification.

Adoption des cryptos : La place de la France dans le monde ?

Dans une étude menée en ligne par Statista auprès de 1 000 à 5 000 participants par pays, la France ne ressort pas parmi les pays les plus cryptophiles. Un classement qui semble aujourd’hui dominé par le Nigéria. Ainsi, 42 % des nigérians sondés ont répondu avoir utilisé ou posséder des cryptomonnaies. A titre de comparaison, le sondage donne seulement 5 % pour les sondés en France.

Une forte utilisation des cryptomonnaies qui semble guidée par un phénomène économique bien connu : l’inflation. Avec plus de 16 % d’inflation par an, une partie de la population nigériane utilise les cryptomonnaies pour tenter de sauvegarder son pouvoir d’achat. Même constat dans des pays comme l’Argentine, historiquement très touchée par les phénomènes inflationnistes. Comme en attestent les 36 % d’inflation sur l’année 2020. Le manque de confiance dans les institutions et le système monétaire d’un pays pousse aussi un grand nombre de personnes à se tourner vers ces placements alternatifs. L’infographie suivante permet de se rendre compte de l’adoption des monnaies numériques à travers le monde.

Adoption des cryptos : La place de la France dans le monde ?

Si l’inflation est un argument principal à l’adoption des cryptos, il n’est pas le seul. Ainsi, il semblerait que les pays développés soient aussi les plus friands de technologies cryptos. Comme en atteste la présence de l’Allemagne, du Royaume Uni, des Etats-Unis, du Japon ou encore de la Suisse. Le Salvador offre cependant le contre exemple parfait à cela.

Le Syndrome FOMO particulièrement visible

Pour de nombreux français sondés sur les cryptomonnaies, même si le risque existe, ressort bien souvent la conviction que le marché est en pleine expansion. Pour quelques investisseurs, c’est cette peur de rater une opportunité (syndrome FOMO pour Fear of Missing Out) qui va les pousser à investir. Si la pratique n’est pas nécessairement perdante, à fortiori sur un marché haussier, elle interroge sur le rapport aux actifs numériques.

Pour certains, les monnaies numériques comme le Bitcoin représentent aujourd’hui de formidables opportunités de générer rapidement des plus-values. Pour d’autres, et à l’image des “shitcoins”, il s’agit d’un gigantesque casino avec son lot de gagnants et de perdants.

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