Durcissement de la réglementation en Afrique du sud: les startups crypto préparent leurs valises

L’incertitude règne au sein des startups crypto présentes en Afrique du sud. Selon Bloomberg, certaines d’entre elles n’hésitent pas à déplacer leur siège hors du pays alors qu’une nouvelle approche réglementaire est en gestation.  

Mirror Trading International, un coup d’épée sur l’écosystème crypto sud-africain 

Le mot Mirror Trading doit évoquer quelque chose aux lecteurs réguliers de Cointribune. Pour rappel, il s’agit de la plus grosse arnaque crypto de 2020 selon Chainalisys

Johann Steynberg, responsable de MTI s’est volatilisé dans la nature emportant avec lui une caisse contenant plus de 23 000 bitcoins (1.3 milliard de dollars au cours actuel) appartenant aux malheureux utilisateurs. 

Ce dossier serait à la base de la radicalisation de l’autorité sud-africaine envers les cryptomonnaies. Le mois dernier, le South African Revenue Service (SARS) s’est lancé dans une traque fiscale en demandant aux contribuables la divulgation de tous les détails possibles sur leurs transactions en cryptomonnaies.

La priorité du régulateur sud-africain serait, selon Bloomberg, de “chercher à mieux protéger les consommateurs plus que les entreprises”. 

Les exchanges prennent la poudre d’escampette  

L’action des autorités sud-africaines ne reste pas sans conséquence. Plusieurs plateformes d’échange quittent le pays progressivement.

C’est le cas de Revix, un exchange dont le siège social était basé à Cap Town. Celui-ci est en pleine migration vers le Royaume-Uni et l’Allemagne suite aux tensions apparues du côté des  régulateurs. 

Pour Sean Sanders, directeur général de Revix, “les autorités sud-africaines ont été incroyablement lentes en matière de réglementation dans le secteur et cela conduit les entreprises à se tourner vers l’international”. 

Quant à Luno, la principale plateforme d’échange du pays, la prudence est de mise. En effet, malgré de  bonnes relations avec le milieu bancaire, l’exchange ne met pas tous ses œufs dans le même panier: il a un pied en Afrique du Sud et deux autres plus loin, à Londres et à Singapour.

Simple FUD ou assistons-nous réellement à un début de crispation de l’écosystème crypto en Afrique du sud? Il est encore tôt pour l’affirmer, et difficile à prédire tant qu’une réglementation claire n’aura pas vu le jour dans le pays. Les entreprises crypto semblent envisager le pire. Les plus pessimistes d’entre elles préparent déjà leur exode vers des terres plus accueillantes.  

Plus d’actions

Salut, c’est Gloire. En 2014 j’ai entendu parler de bitcoin à la télé avant de m’intéresser du sujet fin 2017. Depuis, chaque jour j’apprends à le comprendre tout en partageant mes petites découvertes avec la communauté.

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