Deux banques européennes veulent tester les monnaies numériques

Si cette expérience se concrétise et que tout se passe bien, on entrera peut-être dans une nouvelle ère. Dans un communiqué officiel, la Banque de France et la Banque nationale suisse disent vouloir s’associer pour le lancement d’un nouveau système de paiement pour les transactions transfrontalières. Ce système sera alimenté par les monnaies numériques (CBDC) produites par la banque centrale. Mais attention, ce n’est qu’une phase expérimentale.

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Faciliter les paiements transfrontaliers entre les banques

Les vétérans des systèmes financiers souhaitent-ils s’adapter aux nouvelles offres sur le marché ? Visiblement, oui… si l’on en croit le communiqué publié par la Banque de France.

« L’Eurosystème s’engage dans l’innovation et adapte ses actions à la tendance forte de la digitalisation des paiements. La Banque de France est convaincue des avantages potentiels de la monnaie numérique de banque centrale de gros pour offrir un maximum de sécurité et d’efficacité dans les transactions financières », a déclaré Sylvie Goulard, sous-gouverneur de la Banque de France.

Concrètement, qu’est-ce qui va changer avec ce nouveau projet ? Les paiements transfrontaliers seront effectués entre les banques françaises et suisses. Le projet s’appuie sur une plateforme DLT grâce à laquelle il sera possible de tester des transactions entre un instrument financier et une CBDC. Aussi, il explorera la possibilité d’échanger un euro wCBDC contre un franc suisse wCBDC.

Pour les deux types de transactions, les banques centrales française et suisse définiront les conditions à respecter. Cela dit, dans le communiqué, les institutions ne font pas cas de la création d’une CBDC. D’ailleurs, cette étape n’est pas au menu du projet.

De nouveaux acteurs en vue

Si la Banque de France et la Banque nationale suisse sont les principaux acteurs du projet, elles ne sont pas les seules qui travaillent dessus. L’expérience Jura – le nom du projet – a attiré d’autres institutions, dont la Banque des règlements internationaux (BRI), le Crédit Suisse, la banque d’investissement Natixis et le géant bancaire suisse UBS. D’autres grandes enseignes sont aussi attendues sur le projet : la société de logiciels blockchain R3 et la bourse suisse SIX.

Selon Andréa M. Maechler, membre du conseil d’administration de la Banque nationale suisse, les projets comme celui-ci méritent d’être soutenus. Ils sont « essentiels pour que les banques centrales restent au fait des développements technologiques ».

Mme Andréa souligne aussi que de son côté, la Banque nationale suisse travaille déjà sur un projet, le projet Helvetica. L’objectif est d’utiliser la blockchain pour le règlement des actifs tokénisés avec les wCBDC.

L’énorme projet qui unit la Banque de France à la Banque nationale suisse pourrait être le précurseur de plusieurs changements en ce qui concerne l’utilisation des monnaies numériques. Celles-ci deviendront-elles légales et officiellement utiles pour les transactions ? Il n’y a qu’un seul élément qui puisse nous répondre : le futur.

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