Cardano (ADA) : la blockchain for good à la conquête de l’Afrique

Cardano : de l’écosystème blockchain à l’humanitaire 

Pour les profanes du monde crypto ou bien ceux qui auraient besoin d’une piqûre de rappel, voyons tout d’abord d’où vient le projet Cardano.

Il s’agit d’une blockchain open-source créée par Charles Hoskinson, lui-même co-créateur d’Ethereum, qui a vu le jour après une ICO de 62 millions de dollars. Sa cryptomonnaie, l’ADA, a été lancée en 2017 et rapidement perçue comme concurrente d’Ethereum. Même si l’ADA est moins connue que ETH et n’est pas encore valorisée au même niveau, le projet est suivi de près notamment grâce à son créateur, déjà bien connu dans l’écosystème.

L’avantage de Cardano réside dans sa triple expertise : cryptomonnaie, éditeur de smart contract et capable de créer des protocoles et des applications décentralisées.

L’ADA, fait partie du top 6 des plus grosses capitalisations derrières les cryptomonnaies star que l’on connaît, et prétend faire partie des cryptomonnaies de 3ème génération, à même de corriger les limites des autres cryptomonnaies comme la lenteur, la rigidité ou encore le manque d’évolutivité. Pour ce faire, Cardano utilise une technologie de preuve de participation.

Cours de la cryptomonnaie ADA

En mars 2020, l’ADA touchait le fond affichant alors un prix de marché à 0,019 dollars, mais elle a depuis enchaîné de très bonnes performances comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus et se négociait il y a encore quelques jours au-dessus des 1,4 dollars en ayant des prévisions plutôt à la hausse, même si la période actuelle laisse à penser qu’elle devrait encore subir quelques corrections.

Mais son fondateur ne s’est pas arrêté là, puisqu’en 2017 il a également créé l’IOHK (Input Output Hong Kong), une société d’ingénierie blockchain créée afin de développer Cardano et qui lui sert notamment à se déployer en Afrique avec des solutions clés en main. En effet, après le protocole blockchain et la cryptomonnaie, le projet Cardano a créé sa fondation afin de soutenir notamment son développement dans le secteur de l’économie collaborative et des organisations humanitaires. Nous allons vous détailler dans les parties qui suivent ses fondements et les projets phares de sa conquête de l’Afrique, pour la bonne cause.

Blockchain et Afrique : la promesse d’une révolution socialgood ? 

On avait déjà eu l’occasion dans un article précédent de détailler les apports de la blockchain et des cryptomonnaies en tant que techforgood, notamment grâce à son caractère décentralisé. L’exemple de Cardano, par le biais de sa fondation confirme combien ce partenariat a du sens et permet d’impacter positivement le monde.

La Blockchain a bien plus à donner que simplement des cryptomonnaies. Même si c’est le cas d’usage le plus connu et le plus popularisé à ce jour, il existe de multiples manières d’utiliser la blockchain et vous allez voir que bien souvent cela a du sens. La décentralisation et le consensus sur les transactions en sont un très bon exemple, c’est ce qui permet notamment de déployer des smart contract ou encore des NFT

Grâce à la blockchain, nous pouvons également stocker des documents de manière décentralisée. Le consensus partagé et la possibilité de récupérer des documents numériques offrent une protection contre la falsification.

Bref, je pense qu’il est désormais clair que la technologie Blockchain peut avoir de réels avantages pour les entreprises et les organisations à travers le monde. Mais elle peut aussi être utilisée à des fins humanitaires et développer l’infrastructure des pays en développement, comme tente de le faire Cardano mais aussi d’autres institutions. Récit.

En plus d’avoir développé l’un des plus importants réseaux blockchain et cryptomonnaie, Cardano entend bien partir à la conquête du monde, ou plus exactement des organisations humanitaires et de l’Afrique. Des initiatives caritatives qui sont accompagnées par la Fondation Cardano

Regardons l’histoire de plus près : dans de nombreux pays dans le monde, notamment sur le continent africain, les individus ne peuvent pas conclure de contrat fiable, en raison de problèmes de corruption ou de défauts conséquents dans les systèmes politiques en place. 

C’est là que la blockchain prend tout son sens : non seulement elle ne dépend d’aucun État ou pouvoir gouvernemental et elle a la capacité à dépasser toutes les frontières en offrant un système décentralisé. En théorie, avec une connexion internet, toute personne dans le monde est à même d’utiliser la blockchain. 

Cardano l’a bien compris mais est allé un cran plus loin. 

En Ethiopie, l’un des premiers pays dans lequel la fondation a déployé un réseau blockchain, cinq millions d’étudiants (3500 écoles, 5 millions d’élèves et 750 000 enseignants) ont d’abord reçu une carte d’identité basée sur la blockchain qui permettra de documenter leurs performances, mais ils auront aussi une carte sur laquelle est stockée leurs information d’identification.

« Nous pensons que la blockchain offre une opportunité clé pour mettre fin à l’exclusion numérique et élargir l’accès à l’enseignement supérieur et à l’emploi »

Getahun Mekuria, Ministre de l’Education de l’Ethiopie

Cela permettra de résoudre la question des faux diplômes, qui est un problème grave en Éthiopie et notamment de leur ouvrir des portes en Occident par exemple. 

À la fin du mois de mars 2021, la Fondation Cardano a annoncé que plus de 500 millions de dollars étaient dédiés à des projets humanitaires menés par la communauté sur le réseau Cardano, faisant de l’écosystème l’une des plus grandes plateformes de dons décentralisées au monde. On voit là l’une des vraies valeurs ajoutées de la cryptomonnaie et de la blockchain et son impact positif dans un continent comme l’Afrique.

Depuis cette annonce, 270 millions de dollars supplémentaires ont été versés à des projets humanitaires, et des organisations caritatives telles que Save the Children sont appelées à devenir les principales bénéficiaires de cette initiative. La Fondation Cardano mène d’ailleurs un gros travail d’influence auprès des organisations caritatives afin de continuer à développer des partenariats et ainsi favoriser l’utilisation de la cryptomonnaie ADA et l’intégration de Cardano dans l’écosystème social good. 

Le sujet de la blockchain et des cryptomonnaies peut parfois diviser la société, tout au moins les quelques pourcentages de personnes qui savent de quoi ils parlent. L’exemple de la fondation Cardano et des initiatives blockchain dans le domaine de l’humanitaire viennent prouver, s’il en était encore besoin, que la blockchain est bien plus qu’une simple monnaie numérique et qu’elle a le potentiel de changer le monde. 

Après l’Ethiopie, une nouvelle alliance humanitaire avec Save the Children

C’est dans un communiqué datant de fin Avril que la fondation Cardano annonce une nouvelle collaboration avec l’ONG mondialement connue Save the Children dans le but d’explorer ensemble les moyens d’utiliser Cardano et sa crypto ADA au profit de leurs initiatives humanitaires en Afrique de l’Est. La nouvelle a été révélée lors du salon IOHK Africa : Save the Children va prochainement mettre en place une passerelle de paiement afin d’accepter les paiements en ADA.

Quant à la fondation Cardano, qui n’est autre que la branche à but non lucratif du géant Cardano, elle aura pour rôle d’étudier les domaines dans lesquels la technologie blockchain pourrait faire progresser ses missions, notamment celles associées à son Kumwe Hub, particulièrement au Rwanda avec les équipes de l’ONG.

« Nous sommes ravis du grand intérêt manifesté par les organisations caritatives pour l’utilisation de Cardano et d’Ada dans leur modèle de don. Save the Children est la première organisation à but non lucratif officielle à le faire, et nous l’accueillons chaleureusement dans notre écosystème. Les intégrations et les collaborations de ce type sont cruciales si nous voulons ouvrir la voie à l’adoption massive de la technologie blockchain à l’avenir, l’un des mandats de la Fondation Cardano et une vision pour l’ensemble de notre écosystème. »

Eva Oberholzer, Fondation Cardano

Cardano Foundation X Save the children

Le Kumwe Hub, qui signifie ” Ensemble ” en kinyarwanda, est un centre d’innovation à impact basé en Afrique qui permet aux bureaux de Save the Children de mieux s’engager avec les secteurs de la technologie et des affaires ; amplifiant l’impact pour les enfants et les familles en matière d’éducation, de santé et de protection.

L’intégration, rendue possible par la passerelle ADApay de COTI, marque un événement majeure : c’est la première fois qu’un organisme à but non lucratif international pourra recevoir et conserver des dons en ADA sans avoir à les convertir d’abord en monnaie fiduciaire – une étape majeure pour l’avenir de l’ADA en tant que cryptomonnaie fonctionnelle.

Enfin, il est déjà possible de soutenir l’action en faisant des dons sur la passerelle Adapay de Save the Children, au moyen de token ADA. Une nouvelle qui confirme les avis positifs et l’horizon de croissance pour Cardano et sa crypto ADA notamment boosté par le développement exponentiel de la blockchain sur le continent africain qui contribue à booster sa popularité et son poids sur le marché crypto.

Cardano ne cache donc plus ses ambitions de conquérir l’Afrique et devenir l’acteur principal de la transformation numérique décentralisée du continent. De nombreux défis s’érigent donc devant eux : le premier consistant à nouer de solides partenariats avec les acteurs locaux, et le second à former des développeurs sur place afin de trouver des solutions aux problématiques du continent. 

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