CAC 40 : En route pour les 6 400 points

Si l’indice ouvrait ce matin à 6395 points, la journée aura finalement été légèrement baissière. Avec une clôture à 6385 points mais de nombreux signaux positifs pour les marchés. A commencer par des taux qui pourraient continuer à rester très proches de 0 afin de favoriser la relance économique. A moins que le spectre inflationniste ne vienne changer la donne, le CAC 40 se lance cette semaine à l’assaut des 6 400 points.

L’emploi américain comme élément moteur ?

Pour cette semaine, la situation de l’emploi aux Etats-Unis devrait quelque peu conditionner les résultats des principales places boursières du monde. Si les attentes tablaient sur la création d’environ 1 million d’emploi chez l’oncle Sam lors du mois d’avril, les chiffres définitifs sont bien plus modestes. Avec uniquement 264 000 nouveaux postes créés sur la période. Des chiffres qui viennent conforter les marchés sur le maintien de taux d’intérêt proche de 0 par la FED. Janet Yellen, actuelle secrétaire au Trésor, déclarait à propos de ces chiffres à quel point ils montraient la difficulté à orchestrer la reprise.

Des données qui ont permis à l’indice boursier S&P 500 mais également au Dow Jones de clôturer la journée de vendredi à des niveaux records. A l’ouverture des bourses américaines ce matin, le Dow Jones repartait d’ailleurs en hausse. Ailleurs dans le monde, l’optimisme semblait aussi jouer. Avec un Nikkei 225 lui aussi sur une tendance haussière.

Quid de l’inflation ?

Quid de l'inflation ?  Si l’hypothèse du maintien de taux bas semble validée par les marchés, les financiers du monde entier scrutent aussi un second paramètre : l’inflation américaine. Les marchés tablent pour l’heure sur un ralentissement de l’inflation. A 0,2 % sur le mois d’avril après avoir connu un mois à 0,6 % en mars.

Éléments de réponse ce mercredi à la publication des chiffres de l’évolution des prix à la consommation pour le mois d’avril 2021. Si les chiffres publiés venaient à être plus haut que la prévision, cela pourrait rapidement devenir un problème pour la Fed qui ne pourrait plus se cacher derrière une hausse transitoire.

D’autres indicateurs permettront également une évolution des principaux indices boursiers comme le CAC. Ainsi, on attend les chiffres de la production américaine ce jeudi ou encore l’indice de confiance des ménages américains dès vendredi.

Qu’en est-il des données économiques des fleurons français ?

Si les paramètres comme les taux d’intérêt et l’inflation sont des variables clés pour comprendre l’évolution d’un indice, ce ne sont pas les seuls éléments à prendre en considération.

Le groupe L’Oreal a récemment communiqué sur sa confiance à rebondir rapidement avec la sortie de crise sanitaire. Le groupe met en avant sa capacité à rebondir sur les ventes de maquillage. Des ventes qui devraient être portées par les besoins de recréer des relations sociales. C’est en tous les cas ce que semblait déclarer son nouveau directeur général, Nicolas Hieronimus.

Du côté d’Airbus, les chiffres sont aussi bons. Avec notamment une hausse des ventes d’appareils de 25 % par rapport au premier trimestre 2020. Le fleuron de l’aéronautique aurait ainsi livré 170 nouveaux appareils sur les trois premiers mois de l’année 2021.

Les banques françaises Société Générale et Crédit Agricole sont également portées par des éléments internes. Du côté de la Société Générale, les éléments relatifs à son pôle grande clientèle et la publication d’un plan de route détaillé ont aussi été accueillis favorablement par les marchés. Le Crédit Agricole qui vient de redresser ses objectifs a lui aussi vu le cours de son titre progresser.

Qu’attendre sur l’indice CAC 40 cette semaine ?

Qu'attendre sur l'indice CAC 40 cette semaine ? A coup sur, le CAC 40 surfera entre menace inflationniste et taux probablement bas aux Etats-Unis en réponse à une reprise qui pointe timidement le bout de son nez. Pour n’importe quel bourse mondiale, les investisseurs se demandent aujourd’hui dans quelle mesure mais surtout pour combien de temps, les politiques accommodantes des banques centrales vont perdurer. 

D’autres éléments, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne seront aussi à considérer. Nous pensons notamment aux premières estimations que devrait publier le Royaume-Uni sur son PIB du premier trimestre 2021.

Dans un calendrier de publication des résultats, cet élément sera aussi particulièrement suivi. Outre-Atlantique, les analyste EDRAM précisent que près de 85 % des entreprises américaines ont présenté des résultats au delà des espérances. En France comme ailleurs, ce sont surtout les données chiffrées de chacune des entreprises qui auront une répercussion directe sur le cours de l’indice CAC 40.

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