Bitcoin : Une solution miracle pour le rendre plus vert ?

Régulièrement raillé pour son impact écologique peu reluisant, le Bitcoin pourrait à l’avenir profiter de techniques pour rendre son minage plus vert. Si Ethereum a fait le choix de basculer de la Proof of Work vers la Proof of Stake, d’autres méthodes peuvent également rendre une crypto plus verte. Présentation d’une piste que BTC pourrait exploiter encore plus largement : le lightning network.

Zoom sur la Consommation Energétique du Bitcoin

Zoom sur la Consommation Energétique du Bitcoin Pour comprendre la forte consommation énergétique du Bitcoin, il est indispensable de détailler le mécanisme de minage du token. Bitcoin s’articule autour de la Proof of Work qui prévoit un accroissement de la difficulté du minage dans le temps. A mesure que les blocs sont minés, le minage devient donc de plus en plus complexe. Nécessitant des terminaux de plus en plus puissants pour résoudre les calculs. Ces terminaux plus puissants engendrent alors une consommation énergétique croissante. C’est ce mécanisme d’accroissement de la difficulté qui est à l’origine de la forte consommation énergétique de BTC et de son accroissement dans le temps.

Un récent rapport publié par Galaxy Capital faisait état d’une consommation énergétique annuelle mondiale de 140 TWh par an pour le minage du Bitcoin. Si ces chiffres bruts n’évoquent rien, ils peuvent être mis en parallèle avec la consommation énergétique de certains autres pays. Ainsi, le minage du Bitcoin demanderait autant d’énergie que la consommation annuelle de pays comme l’Ukraine, l’Argentine, la Pologne ou encore la Norvège.

Bon à savoir : Si le grand public fait souvent l’amalgame entre minage et pollution, il est important de préciser que les protocoles de minage basés sur la Proof of Stake sont beaucoup moins demandeurs en terme de ressources énergétiques. Ils sont aussi d’un point de vue général, beaucoup moins sécurisants.

Le Lightning Network : Une Solution Miracle ?

Pour remédier à cette forte consommation, certaines solutions comme le lightning network se développent. Mais alors, de quoi s’agit-il concrètement ?

Il s’agit d’une couche additionnelle sur la blockchain Bitcoin. Une couche qui permet d’augmenter fortement le volume d’échange sur le réseau. Le tout, sans frais supplémentaires et sans augmentation de la dépense énergétique. Sans pour autant rogner sur la sécurisation du protocole. Une solution qui pourrait alors apparaitre comme magique pour BTC comme l’explique le haut fonctionnaire de la Cour des Comptes, Yorick de Mombynes. De manière empirique, le ligthning network permet de réaliser des transactions sans que celles-ci aient à être enregistrées par les milliers de terminaux du réseau Bitcoin. Il s’agit alors d’ouvrir un canal dédié entre les personnes souhaitant s’échanger du Bitcoin. La seule trace qui restera visible au sein de la blockchain reste le solde des échanges entre les deux parties. Prenons un exemple simple pour mieux comprendre :

  • A envoie 2 BTC à B.
  • B envoie 1 BTC à A

En fin de compte, la transaction finale qui sera inscrite au sein de la blockchain sera que A a envoyé 1 BTC (2-1 =1) à A. Ce protocole limite grandement le nombre de transactions en se consacrant sur le solde entre les deux parties.

Ce protocole du Lightning Network permet en outre de pouvoir utiliser beaucoup plus massivement le réseau. Un réseau qui reste encore aujourd’hui largement battu par la concurrence en ce qui concerne le nombre de transactions par seconde. Avec en moyenne, six à sept transactions validées par seconde. Loin derrière des acteurs comme Visa ou Mastercard. Et encore plus loin que d’autres blockchains comme Cardano.

Vers une utilisation du Lightning Network à Grande Echelle ?

Vers une utilisation du Lightning Network à Grande Echelle ? Si la solution peut sembler révolutionnaire, elle existe en réalité depuis 2018. Aujourd’hui, plus de 2 000 BTC seraient échangés via ce réseau et ses plusieurs dizaines de milliers de canaux dédiés. Si cette technologie a eu le temps de se développer, elle reste encore perfectible sur certains points. Notamment en ce qui concerne les bugs qui peuvent apparaitre. Il s’agira également de protéger la technologie d’éventuels piratages si elle venait à se développer plus largement.

La prise en considération croissante des enjeux environnementaux pourraient néanmoins pousser les utilisateurs à se tourner plus largement vers ce genre de solutions. Une solution que semble considérer Jack Dorsey, le célèbre PDG du réseau social Twitter. Au point de vouloir incorporer le protocole sur le réseau social à l’oiseau bleu.

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