Bitcoin (encore) dans le viseur des régulateurs !

Longtemps boudés voire moqués par les grandes Institutions, Bitcoin et le marché des cryptomonnaies créent aujourd’hui une vague grandissante de peur parmi les décideurs européens et mondiaux. En Angleterre, on s’inquiète particulièrement de l’essor des monnaies numériques et la bulle spéculative.

 

Bitcoin est sur toutes les lèvres et les appels à la régulation se font entendre.

1xbit

Depuis un an, un Bitcoin est passé d’une valeur de 20 000 dollars à 69 000 dollars le 10 Novembre. Ce dernier a emporter avec lui le cours des Alt coins. Ensemble, ils représentent un marché global dépassant les 3000 milliards de dollars.

  • Bitcoin s’invite un peu plus dans la « vraie » vie
  • Les cryptomonnaies plus stables des banques centrales
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Bitcoin, cet actif numérique qui tend à s’intégrer dans l’économie réelle

Par sa rareté, le Bitcoin créé de la valeur avec le temps. De plus, son fonctionnement décentralisé limite considérablement son contrôle. Un cocktail explosif pour les Etats et les banques centrales. Ces derniers favorisent la sécurité et la stabilité de leurs devises pour leurs entreprises et les ménages. La paix sociale au détriment des rendements. Pourtant, le marché des cryptomonnaies semble prendre chaque jour plus d’ampleur. A tel point qu’il est en train de devenir une alternative crédible au symbole de souveraineté que sont les monnaies fiat.

Certains pays l’ont rendu légal, comme le Salvador. D’autres comme la Chine, l’aimaient hier, le maudissent aujourd’hui et peut-être demain lui tendront encore la main. L’Europe et les Etats-Unis, des zones économiques aux libertés individuelles plus importantes, tolèrent Bitcoin. Avec toutefois des contraintes plus ou moins fortes selon les pays.

Ce qui inquiète les Etats, c’est cette frontière de plus en plus mince entre les crypto actifs et le marché financier traditionnel. Et la possibilité que la volatilité se transfère vers ce dernier est inacceptable. Vient alors inévitablement la volonté de réguler ce nouveau marché. Car ce dernier présenterait un grand danger pour l’économie telle qu’on la connait aujourd’hui.

Des négociations sont en cours. Un haut responsable de la Commission européenne lançait début novembre l’idée d’un cadre réglementaire pour les actifs cryptographiques et la DeFi d’ici fin 2021. Un cadre commun à tous les Etats membres. Au Royaume-Uni, Jon Cunliffe, le sous-gouverneur pour la stabilité financière à la Banque d’Angleterre déclarait quelques jours plus tard :

Le point auquel elles (les cryptomonnaies, ndlr) présentent un risque se rapproche. Je pense que les régulateurs et les législateurs doivent y réfléchir très sérieusement.

 

Les CBDC et les stable coins, des alternatives acceptables à la volatilité ?

Le spectre de la régulation est apparu il y a déjà plusieurs années pour rendre cet eldorado numérique moins attractif pour le grand public. Mais aussi pour favoriser l’épargne via les bourses et les banques traditionnelles. C’est pourquoi les demandes incessantes de contrôle sur les transactions et les bourses d’échanges sont à relativiser. Tant dans leur intensité que dans leur temporalité.

En effet, le problème semble venir de la volatilité et du manque de contrôle. Des problèmes que les cryptomonnaies des banques centrales (CBDC) et les stable coins permettraient de résoudre. Et cela, tout en favorisant l’adoption massive. Ces actifs numériques encadrés et à priori assurés par des FIAT rassurent par leur promesse de stabilité. Tout en apportant la transparence propre à la blockchain.

Cunliffe ajoute :

Il y a des propositions pour de nouveaux acteurs qui ne sont pas des banques, y compris les principaux exchanges et des plateformes de réseaux sociaux, pour venir dans le monde réel et émettre leur argent. Mais je pense que ces propositions n’existent pas encore à grande échelle, donc je ne pense pas que nous soyons en retard ici. » On pense alors à des entreprises comme le nouveau Meta et son wallet Novi ou des acteurs majeurs de l’industrie numériques comme Apple et Microsoft.

Que des entreprises, rivalisant aujourd’hui d’influence avec les Etats, soient en mesure de proposer des monnaies numériques pour avoir plus d’interaction avec leurs utilisateurs est compréhensible. Mais l’Euro a-t-il vraiment besoin de son jumeau numérique ? La Banque d’Angleterre réfléchit à une Livre numérique. Cette dernière privilégiera l’outil le plus sûr pour un déploiement à l’échelle nationale et pour la vie courante.

 

Bitcoin respire… Buy the dip ?

Depuis plusieurs jours, le marché subit une correction. Comme pour donner encore un peu plus raison à ceux qui plaident en faveur d’un cadre législatif.  Bitcoin a perdu plus de 10% pour retracer sous les 60 000$. De leurs coté, les investisseurs espèrent que les anciens plus hauts historiques du premier semestre 2021 deviendront des supports solides pour marquer une reprise soutenue. Comme à chaque respiration du marché, d’autres crypto du top 100 ont perdu jusqu’à 40% de leur valeur en quelques instants. Cette volatilité a fait passer le Fear & Greed Index d’une extrême euphorie la semaine dernière à un avis neutre, presque dans la peur, à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Qu’il s’agisse des mineurs ou des investisseurs, une majorité devient plus fébrile face aux émotions. Tandis que d’autres voient une belle période de solde pour prendre position, avec ou sans levier, pensant que le bull run n’est pas fini. L’adage « buy low, sell high» est bien compris des institutionnels et des hodlers qui en profitent pour racheter ces jours-ci les bitcoins des panic sellers. Il y aurait de moins en moins de Bitcoin disponibles sur les exchanges, ce qui pourrait rapidement leur donner raison.

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Un marché qui suscite la sympathie

La volatilité peut faire tourner la tête des petits porteurs habitués des marchés traditionnels. Cependant, l’évolution des prix depuis plus de 10 ans attire chaque jour de nouveaux investisseurs, particuliers et institutionnels. Les spéculateurs attendent la dernière grande vague qui pourrait s’étaler sur plusieurs mois et où les prix s’envoleraient vers de nouveaux plus hauts historiques.

Bien que la plus part des investisseurs et des traders de cryptomonnaies voient d’un mauvais oeil la moindre intervention de l’état, il ne faut pas nier l’évidence. Dans des pays comme la France ou les Etats-Unis, l’état est fort. Et la démocratisation à très grande échelle des cryptomonnaies ne se fera pas sans la bénédiction des gouvernements. Dans cette optique, il est préférable de travailler ensemble que de s’affronter dans un combat à mort.

 

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