Bitcoin doit-il craindre les foudres des régulateurs ?

La démocratisation des cryptomonnaies s’accompagne d’une lancinante menace de régulation. Pour l’ancien patron de la SEC, ce scénario est de plus en plus probable. L’interdiction du Bitcoin est exclue en revanche.

La démocratisation des cryptomonnaies n’a sans doute jamais semblé aussi bien engagée qu’en 2021. Visa mène actuellement des expérimentations pour accepter directement les règlements en crypto sur son réseau.

Des géants de la finance introduisent sur le marché des produits en Bitcoin. Quant à PayPal, il propose désormais aux États-Unis de régler ses achats en cryptomonnaies. Et la firme se prépare à étendre ce service à l’international.

La régulation adaptée à la place des actifs numériques

Mais cette démocratisation s’accompagne d’une attention croissante des régulateurs. Ces derniers vont-ils finalement intervenir et mettre en place de nouvelles règles susceptibles d’affecter les cours des actifs numériques ?

Dans ce domaine, rien n’est immuable, y compris pour Bitcoin. C’est ce que rappelait le 31 mars sur CNBC l’ancien directeur de la SEC, Jay Clayton. Le BTC n’est certes pas une security, mais ce statut ne le met pas à l’abri de nouvelles réglementations.

Et celles-ci pourraient d’ailleurs entrer en vigueur prochainement. « Le sort réservé aux actifs numériques dépendra en partie de la réglementation nationale et internationale, et je m’attends à ce que la réglementation intervienne dans ce domaine, à la fois directement et indirectement », déclare-t-il.

Disposerait-il d’informations justifiant une telle hypothèse ? Il nie avoir connaissance de nouvelles lois à venir, notamment alors qu’il était encore récemment à la tête de la SEC. Mais Clayton estime qu’une évolution réglementaire est crédible.

Interdiction du Bitcoin ? Tyler Winklevoss n’y croit pas

« Je m’attends, et je parle maintenant en tant que citoyen, à ce que la réglementation s’applique dans ce domaine, à la fois directement et indirectement, que ce soit par la façon dont les actifs numériques sont détenus dans les banques, les comptes de sécurité, la fiscalité, etc. Nous verrons cet environnement réglementaire évoluer. »

Dans une interview à Yahoo Finance, le fondateur du fonds spéculatif Bridgewater Associates (150 milliards de dollars), déclarait lui probable une interdiction du Bitcoin aux États-Unis. Cette politique répliquerait celle appliquée à l’or dans les années 1930.

Mais pour le PDG de Gemini, le Bitcoin est sans doute à l’abri aujourd’hui d’une telle interdiction. Tyler Winklevoss invoque de précédentes décisions de justice pour l’étayer.

« Il y a trop de précédents qui ont été établis par les tribunaux. L’ordonnance Coinflip, qui était une mesure d’exécution de la CFTC, et qui a été confirmée par les tribunaux, a considéré Bicoin comme une marchandise au même titre que l’or. »

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