Bitcoin (BTC), seule échappatoire à l’écroulement du système

La racine du mal

Un système de création monétaire à partir de dette et d’intérêt ne peut que finir par se heurter aux limites de la croissance. Les banquiers ont profité de la révolution industrielle et des faramineux gains de productivité apportés par la machine à vapeur pour lancer la machine infernale des taux d’intérêt. La formidable énergie obtenue grâce à la combustion d’hydrocarbures leur a permis de mettre en place le système d’esclavage le plus abouti de tous les temps.

Soudainement, les humains ont pu se déplacer à toute allure et extraire les ressources de la planète à un rythme dantesque. On estime qu’une dizaine d’éléments chimiques (cuivre, étain, manganèse, tungstène, nickel, molybdène, zinc, plomb, etc) seront épuisés d’ici la fin du siècle. Le cuivre, par exemple, est six mille fois plus rare que le silicium et mille fois plus rare que le fer. Nous atteindrons son pic d’extraction vers 2030. Concernant le pétrole, il a très probablement déjà été atteint en 2018…

La libération de toute cette énergie carbonée – lentement accumulée pendant des centaines de millions d’années – a déchainé la croissance et rendu possible la création de la « monnaie-dette ». Nous pourrions aussi dire la « monnaie papier ».

Bref, l’effervescence économique sur fond d’orgie énergétique fut du pain béni pour les banquiers qui ont enfin pu prêter autant de papier qu’ils voulaient. Et alors que notre capacité décuplée à transformer le monde grâce au pétrole aurait dû provoquer de la déflation, l’inverse est arrivé.

Les banquiers se sont assurés de créer assez d’argent pour que nous soyons dans un état de perpetuelle inflation plutôt que de baisse des prix et d’augmentation du niveau de vie. Ils ont gonflé la quantité d’argent disponible dans l’économie (via des prêts de plus en plus grands) à un rythme plus rapide que le taux de croissance économique.

Une fuite en avant ponzienne

Nous en sommes arrivés à un système dans lequel absolument tout l’argent qui circule sur terre provient d’un prêt bancaire contracté plus tôt. La monnaie disponible en quantité limitée (déflationniste en présence de gains de productivité) est devenue une monnaie temporaire, comme si une force invisible finissait par la ré-aspirer vers les banques aussi sûrement que la gravité finira par attirer n’importe quel objet vers la planète.

En d’autres termes, toute la monnaie est créée à partir de dette si bien que si cette dernière étaient magiquement entiérement remboursée, il n’y aurait plus un seul sou en circulation…

« S’il n’y avait pas de dette dans le système, il n’y aurait aucun argent. »

Marriner S. Eccles (1890-1977), président de la Banque centrale américaine (FED)

Nous pouvons même aller plus loin en disant qu’il n’y a en réalité pas assez d’argent en circulation pour rembourser toutes les dettes puisqu’il faut aussi rembourser la rente perpétuelle et indue que sont les intérêts… Cela demande un léger effort intellectuel pour briser certaines idées pré-conçues mais l’explication est d’une logique implacable :

Étant donné que l’argent correspondant aux intérêts ne se trouve jamais initialement en circulation dans l’économie, le système fiat a besoin de perpétuellement générer davantage de dette afin que chaque endetté puisse trouver assez d’argent pour payer toutes ses traites. Sans uns augmentation sans fin de la dette, certains finiraient mathématiquement par ne pas trouver assez d’argent dans le magma de l’économie pour rendre ne serait-ce que le principal de l’emprunt. Ce serait la fin du ponzi…

Et maintenant que le pic pétrolier nous promet la décroissance ?

Nous avons un très, très, gros problème. Le pic pétrolier constitue un véritable moment charnière pour la civilisation humaine. Moins de pétrole = moins de croissance. Il suffit de comparer la “teneur en énergie” d’un mètre cube d’essence, de gaz et de charbon pour saisir que le transport mondial est sur le point de s’atrophier. Pas de transports = pas déchanges = pas de croissance. Sans compter que le pétrole restant nécessitera beaucoup plus d’énergie à aller chercher…

Il est impossible de rembourser la dette en l’absence de croissance. Le fait que la production de pétrole ne cessera plus de décliner va inéluctablement provoquer la faillite des industries trop gourmandes en joules.

Il en découle des défauts de remboursement et par conséquent des trous dans les comptes des banques. D’où les rachats de dette de la part des banques centrales faire tenir les banques privés en attendant le CBDC… Andrea Enria, président du conseil de surveillance de la BCE, a déclaré le 26 octobre 2020 que “dans un scénario sévère mais plausible, les prêts non remboursés des banques de la zone euro pourraient atteindre 1400 milliard d’euros“. Nous étions à 1200 milliards en 2015…

Les trente glorieuses ne reviendront pas. Nous arrivons au bout d’un système. La diminution de la croissance est compensée par un endettement hors de contrôle. Dit autrement : par de la création monétaire venant exacerber toutes les bulles inflationnistes.

Imaginez-vous que nous en sommes au point où les banques danoises doivent payer leurs clients pour les inciter à prendre un prêt immobilier et ainsi empêcher l’écroulement du château de cartes. Il est de plus en plus difficile de convaincre les nouvelles générations de s’endetter sur 30 ou 40 ans quand leurs grand-parents empruntaient sur 10 ans. Or plus de 60 % de l’argent se trouvant en circulation provient à l’origine d’un prêt immobilier…

Il suffit qu’une génération cesse d’emprunter et que de nombreuses industries fassent faillite pour provoquer un assèchement de la quantité d’argent dans l’économie. Les états doivent alors trouver n’importe quelle excuse pour faire de la dette et réinjecter de l’argent. Dernière excuse en date:

(La dette de la France est passée de 97 % du PIB en 2019 à 116 % en 2020)

Le jusqu’au-boutisme des taux négatifs

L’explosion de la dette a fait prendre conscience aux puissants de la raréfaction des ressources naturelles qui nous promet la décroissance. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que les banques fassent faillite. La baisse de 90 % de la valeur boursière des banques européennes depuis le pic de pétrole conventionnel de 2007 vient étayer ce mauvais présage.

Le système ne tient plus que grâce à l’inflation et les taux négatifs. Voici d’ailleurs ce qu’a déclaré Gertjan Vlieghe (membre du conseil des gouverneurs de la Banque d’Angleterre) le 26 juillet :

« Je suis sans ambiguïté en faveur de l’utilisation de taux négatifs la prochaine fois que les perspectives économiques se détérioreront et nécessiteront davantage de mesures de relance. Mais la principale contrainte aux taux négatif est l’existence du cash. »

En effet, plus les taux seront négatifs (vol de l’argent des épargnants pour faire tenir le système), et plus le cash sera recherché afin d’éviter cette nouvelle taxation qui ne dit pas son nom. Il est donc urgent pour les banquiers de faire disparaître le cash avant la prochaine crise qui arrivera très bientôt. Gertjan Vlieghe dit plus loin :

« Toutefois, étant donné que les banques centrales envisagent de passer à une monnaie numérique émise par la banque centrale (CBDC), cette contrainte peut potentiellement être évitée. Si le CBDC devient suffisamment répandu et que le cash devient beaucoup moins utilisé, il sera possible d’avoir des taux d’intérêt plus profondément négatifs. »

Le Great Reset

La priorité des banquiers est de faire disparaître le cash afin de tous nous rançonner via un taux négatif. Le vol par l’inflation ne suffit plus. Il leur faut un autre moyen de siphonner notre argent lorsque l’inflation deviendra politiquement intenable.

Il faut vivre dans une grotte pour ne pas avoir entendu parler du Great Reset ou de sa figure de proue, l’intriguant Klaus Schwab, fondateur du World Economic Forum. Les hommes de Davos travaillent sur leur Great Reset monétaire et il se murmure déjà qu’il sera mis sur le dos d’une cyberattaque.

Quoi qu’il arrive, nous sommes à l’aube de faillites bancaires massives et les banquiers centraux comptent se servir de cette nouvelle crise pour lancer une nouvelle monnaie. Le “CBDC”. Voici ce que nous écrivions mi-juillet :

« Confrontée au fait que nous pouvons payer de façon numérique depuis belle lurette, l’ancienne patronne du FMI a lâché que le l’Euro numérique sera garanti par la BCE , contrairement aux euros traditionnels se trouvant sur les comptes de la BNP ou de la Société Générale. Sous-entendu, la BCE se prépare à la faillite des banques. Le Great Reset monétaire. Le jubilé de la dette… »

Mais une chose est certaine, le CBDC ne fera pas couler plus de pétrole dans les pipelines. En prenant un peu de recul, il est donc permis d’imaginer un instant que toute la mascarade covidienne ait pour objectif de long terme de nous habituer à des rationnements. Nous pourrions même parier que le changement climatique prendra bientôt la place du Covid dans la propagande médiatique afin de justifier cette cure de consommation.

[Il ne s’agit pas ici de nier la réalité et la gravité du réchauffement climatique mais d’essayer de donner du sens à l’opération d’ingénierie sociale que nous vivons depuis un an et demi]

Et c’est là que le passe sanitaire, dernière pièce du puzzle dystopique, entre en piste. Il pourrait bien être une mise à l’étrier au système de crédit social à la chinoise. Un « passe pour retrouver sa liberté » est un oxymore. Une liberté obtenue au prix de conditions coercitives n’est pas une liberté. Une fois ce système accepté et le peuple résigné, le passe sera recyclé à l’occasion de « confinements climatiques » synonymes de rationnement.

D’ailleurs, la commission européenne a déjà lancé son « wallet digital ». Est-ce que sont but innavoué ne serait pas d’imiter la Chine en s’octroyant le droit de bloquer l’argent des mauvais citoyens ? Nous savons en tout cas que le CBDC chinois permet déjà d’appliquer des taux négatifs…

La seule échappatoire à ce totalitarisme sera le bitcoin. Sa valeur crèvera le plafond à mesure que ces scénarios noirs se précisent.

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