Bitcoin (BTC) – Le plus grand Hedge Fund Français veut de l’inflation

Entente sur les prix…

« L’inflation a disparu du radar des investisseurs depuis trop longtemps. On peut donc être tenté de penser que le rebond des prix des denrées alimentaires, du pétrole et des matières premières manufacturières sera passager […]. Néanmoins, les investisseurs seraient bien avisés de se méfier », entonne le CIO.

Pour lui, l’environnement hostile vis-à-vis de la globalisation, les déficits budgétaires des États, et le poids de la dette pointent vers une inflation soutenue. Mais loin de la craindre, il l’appelle de ses vœux :

« L’inflation est désormais désirable pour échapper à la crise. Elle va permettre de réduire le poids de la dette. »

Pourquoi l’inflation permet-elle d’effacer la dette ? C’est très simple. Qui dit hausse des prix dit mécaniquement hausse des recettes liées à la TVA. Et oui, la TVA est un taux fixe sur tout ce qui est vendu et elle représente 50 % des rentrées fiscales de l’État Français. Logiquement, davantage de rentrées fiscales vont faciliter le remboursement de la dette. CQFD.

Le raisonnement est le même pour des entreprises qui augmentent leurs profits en vendant plus cher.

Pour le dire autrement, la dette est remboursée via la spoliation de notre pouvoir d’achat. Il n’y a pas de miracle. L’effacement de la dette ne peut se faire que si les salaires progressent moins vite que l’inflation.

Malheureusement, le numéro un européen de la gestion d’actifs n’envisage toujours pas de proposer à ses clients d’investir dans le bitcoin

House of cards

« Pour que tout ce château de cartes (la dette) ne s’écroule pas, il faut rétablir la croissance et l’inflation. C’est le seul moyen de rembourser la dette héritée de la crise. C’est précisément la raison pour laquelle des personnalités telles que Janet Yellen, secrétaire d’État au Trésor, et Jay Powell, président de la Réserve fédérale, minimisent l’importance du récent réveil de l’inflation – mais pas pour longtemps… », lâche-t-il enfin.

Il est vrai que Jerome Powell avait déclaré peu avant le début de la pandémie que la FED allait désormais laisser l’inflation dépasser le traditionnel objectif de 2 %… SOit dit en passant, la BCE aura plus de mal à s’en affranchir car maintenir l’inflation en dessous de 2 % est l’unique mandat que les traités européens lui ont confié. La meilleure façon de contourner l’obstacle reste encore de continuer à truquer les chiffres d’inflation…

Il faut savoir ce qu’on veut… Pour Pascal Blanqué, “un changement de régime de marché s’accompagne souvent d’une modification du mandat des banques centrales“.

Changer les règles en cours de jeu devient une habitude ces derniers temps… Il serait plus honnête d’avouer que l’idéologie néolibérale n’a toujours été qu’un système d’endettement ponzien voué à s’écrouler une fois le pic pétrolier franchi. Dans un monde en décroissance (moins de pétrole), il est impossible de rembourser la dette. Reste donc l’inflation pour équilibrer les comptes. Cette ardoise inflationniste est l’héritage de boomers ayant gaspillé de pétrole jusqu’à en détraquer le climat pour toujours…

Bref, l’investisseur s’attend à ce que l’offre en berne (stocks épuisés et chaînes d’approvisionnement perturbées), alliée aux dépenses frénétiques (fin du confinement), provoquent de l’inflation. Sans compter les « milliers de milliards du plan Biden qui pourraient être financés via une taxe carbone ».

L’indicateur avancé de l’inflation, l’indice des prix à la production, va dans de sens :

usa producer price inflation
Indice des prix à la production. Il s’agit là d’un indicateur avancé de l’inflation que finira bientôt par se transmettre aux consommateurs américains.

Hausse des taux ?

L’inflation étant inévitable, Amundi pense donc qu’il faut s’attendre à ce que les taux d’emprunt remontent. En effet, qui voudrait investir dans une dette rapportant moins que l’inflation ? C’est un mauvais calcul se traduisant par une perte réelle en fin d’année.

Mais est-ce que les banques centrales peuvent réellement laisser les taux remonter ? C’est la question à un milliard… Tout dépendra de la proportion dans laquelle les États veulent faire fondre leur dette, mais aussi de la tolérance du peuple face à la hausse des prix…

Chacun se souviendra que la hausse du prix de l’essence a fait vaciller le pouvoir en France. Notre dictateur est même allé jusqu’à poser un hélicoptère dans son jardin pour s’enfuir au cas où les gilets jaunes aillent jusqu’au bout.

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine, le CIO semble assez confiant que la bulle boursière continuera de gonfler :

« Attendez-vous à de nouveaux gains pour les actions dites “value”, c’est-à-dire les sociétés considérées comme sous-évaluées par rapport à leurs actifs ou à leurs bénéfices. La première partie d’une rotation pluriannuelle vers les valeurs de rendement s’est produite en novembre, dans le sillage des nouvelles positives sur les vaccins. Cela a entraîné une réévaluation directe des actions “value” depuis leurs niveaux très déprimés. Comme la récente remontée de l’inflation, cette hausse ne sera pas anecdotique. »

Blah blah blah… Comme si la bourse montait grâce à la reprise économique. Chacun sait que ce sont les milliers de milliards imprimés par la FED qui permettent de maintenir Wall Street à flot. Absolument tout le système est en lévitation grâce à la planche à billets.

Nous découvrirons bientot que tout finit par se payer sur une planète finie. Le responsable de la disparition de la croissance est avant tout le pic pétrolier (2018), et non pas la mascarade ambiante. Ceux qui possèdent déjà le capital, comme Amundi, vont s’enrichir grâce à l’inflation. Le reste d’entre-nous allons voir notre pouvoir d’achat et notre épargne se faire massacrer. À moins d’adopter le bitcoin, la seule monnaie anti-inflationniste. Une réserve de valeur qui s’apprécie de 230 % par an en moyenne depuis sa création…

Pour terminer, notons que l’auteur a choisi pour illustrer son article dans le Financial Times une photo de Paul Volcker, l’ancien président de la FED qui rehaussa les taux jusque 17 %…

us fed fund rate
“L’histoire du taux d’intérêt directeur de la FED”

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