Binance se fait taper sur les doigts au UK et au Japon

Binance doit obtenir une licence du régulateur britannique pour continuer à opérer au Royaume-Uni, tout comme au Japon. Pour autant, l’activité de trading se poursuit.

Les régulateurs de la finance sont à la manœuvre. C’est le cas notamment de la Financial Conduct Authority, la FCA, au Royaume-Uni. Celle-ci vient de rappeler à l’ordre Binance, un des géants des exchanges crypto.

L’autorité interdit à la firme d’opérer sur son marché. Paradoxe cependant, les traders britanniques peuvent continuer à utiliser les services de l’exchange. Une situation difficile à comprendre ? En effet.

Une filiale inerte de Binance interdite

Quelques clarifications sont nécessaires. L’interdiction de la FCA concerne Binance Markets Limited, la branche britannique de la firme. En revanche, les services internationaux de Binance Group échappent à cette décision.

Par conséquent, les clients résidant au Royaume-Uni peuvent continuer de recourir à la plateforme. La version locale Binance.UK, qui doit permettre aux britanniques d’ouvrir des comptes bancaires virtuels, est en revanche interdite par la FCA.

Pour exercer, les entreprises doivent auparavant obtenir l’aval de l’autorité de contrôle. Or, Binance ne dispose pas d’une telle licence pour sa filiale Binance Markets Limited. D’ailleurs, l’exchange retirait sa demande accréditation en mai dernier.

Binance, qui ne dispose pas de siège social, échappe-t-il donc à toute régulation ? A priori, pour le moment. La FCA explique à Decrypt examiner « de près » la manière dont le groupe interagit avec les consommateurs britanniques.

Des interdictions sans effets réels pour les clients

En outre, le régulateur estime qu’il est de la responsabilité de l’exchange de « s’assurer qu’elle comprend toutes les exigences réglementaires applicables dans les juridictions où elle opère. » Concernant Binance Markets Limited, les raisons de son désaccord avec la FCA ne sont pas précisées.

Mais l’exchange n’est pas le seul à avoir jeté l’éponge. En effet, 90% des acteurs crypto postulant à un enregistrement par le régulateur ont depuis renoncé. Selon la FCA, ces entreprises ne répondaient pas à ses exigences en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.

Ces décisions des autorités ne constituent pas un coup d’arrêt pour les exchanges néanmoins. En Malaisie, l’activité de Binance est ainsi considérée comme illégale depuis l’été dernier. Les opérations se poursuivent cependant.

L’avertissement récent du régulateur japonais pourrait donc lui aussi rester lettre morte. Depuis 2017, la FSA soumet les sociétés crypto au dépôt d’un dossier d’enregistrement. Binance n’a pas répondu à cette demande.

Résultat, l’Agence des services financiers du Japon (FSA) a émis un avertissement à l’attention de l’exchange. Le régulateur lui reproche d’opérer dans le pays sans s’être au préalable enregistré auprès de ses services.

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