20 000 machines représentant 0.5 % du mining de Bitcoin (BTC) sont arrivées en Russie

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Le site russe Kommersant rapporte que des milliers de machines de mining sont arrivées en Russie. BitRiver, la plus grande ferme de mining de Russie, a révèlé avoir reçu un matériel représentant une puissance de 70 MWh pour le compte d’un client.

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0.5 % du mining mondial

L’université de Cambridge avance que le Proof of Work du bitcoin consomme l’équivalent de 121 TWh par an. Il est difficile d’avancer un chiffre exact et la méthodologie de l’université vaut ce qu’elle vaut. Néanmoins, l’ordre de grandeur fait tout à fait sens.

Avec une capacité de 70 MWh (mégawatts par heure), soit 613 000 MWh par an, ou encore 0.613 TWh par an, ce nouvel équipement représente 0.5 % de la puissance totale utilisée pour sécuriser le réseau bitcoin. Ce n’est pas le bout du monde. Mais c’est tout de même significatif, surtout quand on sait que la Russie n’a pas une législation très amicale envers les cryptomonnaies.

Soit dit en passant, 121 TWh par représente la consommation d’électricité d’un pays tel que la Norvège (5.4 millions d’habitants).

Igor Runets, le CEO de Bitriver, a déclaré qu’il s’agissait de la plus grande livraison de l’histoire du pays et que les machines ont été construites en « Asie ». Très probablement en Chine, où se trouve Bitmain, le plus grand fabricant du monde.

Les 20 000 miners ont été installés à Bratsk, une ville sibérienne où l’énergie hydroélectrique (pas d’émissions de CO2) est très peu chère.

Que dit la loi Russe ?

Depuis le premier janvier, toutes les personnes travaillant pour le gouvernement ont jusqu’au mois d’avril pour se débarrasser de leurs cryptomonnaies

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Le personnel de la banque centrale russe a été notamment été spécifiquement nommé dans la nouvelle loi. En effet, les banquiers qui orchestrent l’inflation sont bien placés pour apprécier la valeur du bitcoin…

Le reste de la population a le droit de détenir du bitcoin mais la loi interdit de l’utiliser pour réaliser des paiements. Le décret du président Putin offre donc un cadre légal aux cryptomonnaies, même s’il est restreint, comme partout ailleurs.

Cela étant dit, le chef du Kremlin est un grand fan de l’or qu’il amasse en prévision de la fin du dollar et d’un retour du gold standard. Le rouble, la monnaie russe, est désormais la monnaie adossée à la plus grande réserve d’or du monde.

Ce n’est donc qu’une question de temps avant que Moscou s’intéresse à cet or digital, d’autant plus que ce pays continent possède d’immenses sources d’énergie inutilisables car trop loin des villes. En effet, rappelons que l’électricité se perd lors de son transport.

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Le courant électrique (les électrons) voyage dans des matériaux conducteurs qui lui opposent une certaine résistance. Cela provoque des pertes d’énergie se traduisant par un dégagement de chaleur. Voilà pourquoi les oiseaux aiment se loger en hiver sur les lignes haute tension. En France, par exemple, les pertes d’électricité entre le lieu de production et de consommation avoisinent 6 % d’après ERDF. Bref, il n’est pas économiquement viable de transporter de l’électricité sur de trop longues distances.

La Russie ferait donc bien de s’inspirer de l’Ukraine qui prévoit intelligemment de miner le bitcoin pour ne pas gaspiller ses surplus d’énergie nucléaire.

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